PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)




RDC: adoptée par l'Assemblée nationale, la loi électorale divise

En RDC, la loi électorale a été adoptée, malgré la polémique et les nombreuses critiques qu'elle suscite. Le texte a été voté par l'Assemblée nationale samedi 16 décembre au soir et a été « transmis au président de la République pour promulgation », selon le président de l'Assemblée nationale.



L'adoption de la nouvelle loi électorale par l'Assemblée nationale est le premier acte d'un calendrier qui doit aboutir le 23 décembre 2018 à plusieurs scrutins dont la présidentielle pour désigner le successeur de Joseph Kabila.
 
Pour le député de la Majorité, Henri-Thomas Lokondo, adopté la loi en l'état est une erreur, notamment car l'obligation de recueillir 1% des voix au niveau national exclut de facto les candidats indépendants qui ne se présenteront que dans une circonscription.
 
« C’est la démocratie, mais c’est malheureux parce que tout s’est passé dans une espèce d’hystérie collective, alors que les gens savent bien que les indépendants sont automatiquement exclus. Cette loi sur ce point précis est anticonstitutionnelle, affirme Henri-Thomas Lokondo. C’est pourquoi, moi, je demande au chef de l’Etat, qui est le garant de la Constitution, de ne pas promulguer cette loi de cette manière. Il doit la renvoyer pour inconstitutionnalité. C’est clair. Et puis, si cela ne se fait pas, on va poser la question à la Cour constitutionnelle pour qu’elle nous départage ».
 
Autre son de cloche du côté du porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, qui assure que la loi sera examinée par la Cour constitutionnelle avant d'être envoyée au président pour promulgation. Selon lui, cette loi électorale et le seuil de 1% pour pouvoir être député va permettre de faire le ménage et d'écarter les candidatures fantaisistes.
 
« En fait, il permet [le projet de loi, ndlr] de réduire sur des bases objectives le nombre des partis politiques. On se demande exactement ce que 700 partis politiques peuvent apporter à la vie démocratique. Au contraire, ces candidatures fantaisistes de partis qui ne sont pas représentatifs rendent excessivement laborieux l’accomplissement par la plupart des électeurs de leur devoir de voter, et même le travail de dépouillement, explique le porte-parole du gouvernement. Alors que l’Accord du 31 décembre a demandé et au gouvernement et à l’Assemblée nationale et au Sénat d’optimiser le processus électoral ».

Rfi.fr

Lundi 18 Décembre 2017 - 13:07



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter