La C64 a publié un communiqué de rejet. Elle oppose un « non catégorique » aux consultations annoncées par Félix Tshisekedi qu’elle distingue du dialogue national inclusif réclamé par l’opposition. La coalition accuse le président en exercice de préparer un changement de Constitution et un troisième mandat. Elle maintient sa marche du 15 septembre.
Ensemble pour la République, le parti de Moïse Katumbi, est membre de cette coalition. Son chef de groupe à l’Assemblée nationale, Christian Mwando, qualifie le projet de « vaste kermesse » qui ne mettra pas fin au conflit. Salomon Kalonda, conseiller spécial de Moïse Katumbi, parle d’une « occasion manquée ».
Même refus dans la mouvance de Joseph Kabila. Ferdinand Kambere, du PPRD, évoque un « monologue ». Néhémie Mwilanya reproche au président de vouloir contrôler le dialogue.
Franck Diongo, de Sauvons la RDC, estime que le pouvoir serait à la fois partie et organisateur, arbitre et juge.
Les soutiens au dialogue
À l’opposé, Jean-Pierre Bemba et Vital Kamerhe, membres de l’Union sacrée, soutiennent la méthode présidentielle. L’UDPS organise également son appui.
Enfin, Massad Boulos, conseiller principal américain pour l’Afrique et impliqué dans la médiation entre la RDC et le Rwanda, estime qu’un dialogue « inclusif et constructif » pourrait favoriser la paix.
Plusieurs batailles qui s’annoncent
La première bataille porte sur les règles du jeu. Félix Tshisekedi a officiellement lancé le processus, mais il en conserve, pour l’instant, la maîtrise institutionnelle. Une ordonnance doit créer le comité d’organisation. Après son rapport, une autre ordonnance fixera les étapes, la représentation des participants et les mécanismes de suivi.
La présidence garde donc l’initiative sur la méthode comme sur le calendrier.
En face, le rejet est déjà annoncé. Les opposants réclament un cadre négocié et des garanties acceptées par les parties.
Autre difficulté, celle de la guerre. L’AFC/M23 ne pourra pas participer comme composant politique tant qu’il combat par les armes. Les discussions avec ce mouvement restent renvoyées au processus de Doha. Le dialogue national ne pourra donc pas, à lui seul, mettre fin aux combats, disent certains experts.
Tout se jouera autour de deux questions, celle de la composition du comité d’organisation et celle d’une éventuelle modification du cadre susceptible de ramener les opposants à la table.
Les prochaines ordonnances diront si le pouvoir maintient son dispositif ou bien s’il ouvre une nouvelle négociation sur les règles du dialogue.
Ensemble pour la République, le parti de Moïse Katumbi, est membre de cette coalition. Son chef de groupe à l’Assemblée nationale, Christian Mwando, qualifie le projet de « vaste kermesse » qui ne mettra pas fin au conflit. Salomon Kalonda, conseiller spécial de Moïse Katumbi, parle d’une « occasion manquée ».
Même refus dans la mouvance de Joseph Kabila. Ferdinand Kambere, du PPRD, évoque un « monologue ». Néhémie Mwilanya reproche au président de vouloir contrôler le dialogue.
Franck Diongo, de Sauvons la RDC, estime que le pouvoir serait à la fois partie et organisateur, arbitre et juge.
Les soutiens au dialogue
À l’opposé, Jean-Pierre Bemba et Vital Kamerhe, membres de l’Union sacrée, soutiennent la méthode présidentielle. L’UDPS organise également son appui.
Enfin, Massad Boulos, conseiller principal américain pour l’Afrique et impliqué dans la médiation entre la RDC et le Rwanda, estime qu’un dialogue « inclusif et constructif » pourrait favoriser la paix.
Plusieurs batailles qui s’annoncent
La première bataille porte sur les règles du jeu. Félix Tshisekedi a officiellement lancé le processus, mais il en conserve, pour l’instant, la maîtrise institutionnelle. Une ordonnance doit créer le comité d’organisation. Après son rapport, une autre ordonnance fixera les étapes, la représentation des participants et les mécanismes de suivi.
La présidence garde donc l’initiative sur la méthode comme sur le calendrier.
En face, le rejet est déjà annoncé. Les opposants réclament un cadre négocié et des garanties acceptées par les parties.
Autre difficulté, celle de la guerre. L’AFC/M23 ne pourra pas participer comme composant politique tant qu’il combat par les armes. Les discussions avec ce mouvement restent renvoyées au processus de Doha. Le dialogue national ne pourra donc pas, à lui seul, mettre fin aux combats, disent certains experts.
Tout se jouera autour de deux questions, celle de la composition du comité d’organisation et celle d’une éventuelle modification du cadre susceptible de ramener les opposants à la table.
Les prochaines ordonnances diront si le pouvoir maintient son dispositif ou bien s’il ouvre une nouvelle négociation sur les règles du dialogue.
Autres articles
-
Guerre au Soudan: ce qu'affirment les paramilitaires qui ont fait défection
-
Niger: des explosions et des tirs entendus dans la capitale, la télévision nationale coupée
-
Des militaires de la RDC et du Congo-Brazzaville impliqués dans une fusillade meurtrière à la frontière
-
Nigeria: près de 6 millions de dollars de rançons versés aux groupes armés en un an
-
Tunisie: en pleine canicule, Kaïs Saïed dénonce des coupures d’eau et d’électricité «préméditées»





Guerre au Soudan: ce qu'affirment les paramilitaires qui ont fait défection


