L'Unicef considère que 60% des miliciens de la région sont des enfants. Depuis le début du conflit, des écoles ont été attaquées, des centres de santé pillés et détruits. Et aujourd'hui, les enfants ne reçoivent pas l'aide dont ils ont besoin. Christophe Boulierac, qui travaille pour l'Unicef, revient d'une mission au Kasaï.
Et il lance un cri d'alarme. La province du Kasaï connaît une relative accalmie qui permet aux familles de quitter la brousse pour revenir dans les villages. « Nous assistons maintenant au Kasaï à une baisse de la violence. Ces violences ont touché fortement cette province en 2017. Et aujourd’hui, les familles - notamment les enfants -, quittent la brousse dans laquelle ils se sont réfugiés, sans accès à de l’eau propre, sans accès à de la nourriture correcte… Ils rentrent dans les villages et c’est maintenant que nous nous apercevons que les enfants rentrent dans un état nutritionnel absolument désastreux», explique à RFI Christophe Boulierac.
« Notre propos n’est pas de dire que les enfants risquent de mourir de malnutrition. C’est qu’ils sont en train de mourir de malnutrition. J’ai vu des enfants mourir dans des hôpitaux, comme à Mbuji-Mayi, où ils sont traités pour des complications.
Un enfant qui souffre de malnutrition aigüe sévère a neuf fois plus de chances de mourir d’une petite infection qu’un enfant correctement nourri. Et ce qu’il faut maintenant c’est une réponse urgente ! »
Et il lance un cri d'alarme. La province du Kasaï connaît une relative accalmie qui permet aux familles de quitter la brousse pour revenir dans les villages. « Nous assistons maintenant au Kasaï à une baisse de la violence. Ces violences ont touché fortement cette province en 2017. Et aujourd’hui, les familles - notamment les enfants -, quittent la brousse dans laquelle ils se sont réfugiés, sans accès à de l’eau propre, sans accès à de la nourriture correcte… Ils rentrent dans les villages et c’est maintenant que nous nous apercevons que les enfants rentrent dans un état nutritionnel absolument désastreux», explique à RFI Christophe Boulierac.
« Notre propos n’est pas de dire que les enfants risquent de mourir de malnutrition. C’est qu’ils sont en train de mourir de malnutrition. J’ai vu des enfants mourir dans des hôpitaux, comme à Mbuji-Mayi, où ils sont traités pour des complications.
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