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Dakar : un commerçant traine sa femme en justice et lui réclame un dédommagement de 90 millions FCFA



Dakar : un commerçant traine sa femme en justice et lui réclame un dédommagement de 90 millions FCFA
Commerçant, le nommé Gora Aw a traîné son épouse Aminata Sy devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour «abus de confiance» portant sur de la vaisselle pour un montant qu'il estime à plus de 82 millions de francs CFA. Il lui réclame 90 millions F en guise de réparations.

 A l’origine de cette affaire, Gora Aw avait remis de la vaisselle d'un montant initial de près de 100 millions de FCFA à sa femme, commerçante au marché Grand-Yoff (Dakar). Cette dernière devait reverser à son conjoint l'argent issu de la vente de la vaisselle après avoir récupéré sa marge. Selon son mari, Aminata Sy n’a ni reversé l’argent concernant le produit de la vente, ni restitué la marchandise invendue. Elle lui aurait remis seulement trois (3) chèques qui sont revenus impayés. Ce qui fait qu'après plusieurs mises en demeure infructueuses, il l'a traduite à la barre.

A la barre, la mise cause a reconnu la remise de la marchandise, mais a contesté le montant de 82 millions que lui demande son époux. Cette dame, qui a bénéficié d'une liberté provisoire après quelques jours en prison, a déclaré qu'elle ne lui doit que la somme de 62 millions de FCFA.
Selon l’avocat de son époux, Aminata Sy avait reconnu ladite somme avant de se rétracter à la police pour camper sur les 62 millions F. La robe noire, qui a réclamé 90 millions F à titre de dommages et intérêts, a indiqué que la prévenue a voyagé en Thaïlande pour acheter de la marchandise, tout en refusant de payer l'argent à son mari.

S'agissant de la défense, l’avocat a soutenu qu'à aucun moment de la procédure, «Gora Aw n'a pu prouver l'existence de ce mandat qui le liait à sa femme». Ainsi, il a demandé au tribunal de débouter la partie civile de toutes ses demandes, à défaut de constater une faute civile de la part de sa cliente et lui appliquer l'article 457 du code pénal, selon le journal Les Echos.

Le procureur, de son côté, a requis l'application de la loi pénale contre la mise en cause. Le délibéré est fixé au 9 février 2026.

Fatime Gueye

Jeudi 5 Février 2026 - 13:22


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