RDC: selon la majorité présidentielle, la Cenco s'est «disqualifiée»

Après trois jours de réunion, la majorité présidentielle a tiré à boulets rouges sur les évêques lundi 24 avril, suivie par l'aile Olenghankoy du Rassemblement. La semaine dernière, la Conférence épiscopale nationale congolaise avait critiqué la démarche ayant amené à la désignation de Bruno Tshibala au poste de Premier ministre. Une déclaration qui, selon Kinshasa, trahit le caractère partisan de la démarche de la Cenco.



A l'issue d'une réunion dite stratégique, le porte-parole de la majorité a déploré le silence de la Conférence épiscopale nationale congolaise (Cenco) sur la détermination du président Kabila à mettre en œuvre l'accord du 31 décembre dans son intégralité. Il a ensuite fait remarquer que la Cenco passait sous silence les dissensions au sein du Rassemblement de l'opposition. Divisions qui constituent la véritable pierre de blocage, a ajouté Alain-André Atundu.
 
Selon le porte-parole de la majorité, les évêques se sont exclus du jeu. « De ce fait, la Cenco s’est elle-même disqualifiée pour prétendre incarner encore la confiance indispensable de toutes les parties prenantes à son égard », a-t-il déclaré.
 
De son côté, l'aile Olenghankoy du Rassemblement n'a pas été tendre, elle aussi, vis-à-vis de la Cenco. Ce regroupement a accusé l'organisation des évêques catholiques de s'être transformée en formation politique. « La Cenco, qui aurait dû être l’église au milieu du village, s’est malheureusement, par sa déclaration partisane, transformée en parti politique affilié à certaines personnes », a affirmé Kutumisa Kyota, le porte-parole du Rassemblement, aile Olenghankoy.
 
Selon l'aile Olenghankoy du Rassemblement, l'attitude de la Cenco entre en contradiction avec la sagesse du roi Salomon.

Rfi.fr

Mardi 25 Avril 2017 - 11:20



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter