Moment de détente au stade Safaricom à Nairobi. L'équipe du jour a rangé les pinceaux pour la journée après avoir peint les bordures des trottoirs en jaune ou en zébré noir et blanc. Sur place, le responsable local du comté nous apprend que cinquante autres peintres, des femmes et des jeunes chômeurs payés à peine plus de 3 euros par jour et formés par le comté, viendront prendre le relais à 19h et travailler jusqu'à quatre heures du matin. Le temps presse, vendredi Barack Obama sera là.
« Ces travaux, insiste le responsable local du comté, étaient prévus de longue date, ils ne sont pas juste pour Obama ». A l'université Kenyatta, dans la périphérie de Nairobi, l'arche bleue et blanche est pimpante. En ville, les vendeurs à la sauvette et les enfants des rues ont disparu. Sur la rue Dennis Pritt qui dessert le palais présidentiel, les jardiniers sont à l'œuvre depuis le mois dernier. Ils retournent la terre rouge des talus, taillent les haies et arrachent les mauvaises herbes.
« Tout cela est vraiment cosmétique et l'embellissement ne profite qu'aux zones où ira Obama », soupire Sarah, enseignante à l'école Saint Georges au coin de la rue. « C'était la moindre des choses pour un invité de marque qui va faire beaucoup pour le pays », corrige Tony avant de retourner à son pot de peinture.
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