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Répression sanglantes et tortures à Kédougou : «C’est une suite logique», selon l’AFP



Le Secrétaire général de l'AFP, Moustapha Niasse
Le Secrétaire général de l'AFP, Moustapha Niasse
L’Alliance des Forces de Progrès (AFP) ne semble pas être surprise par les agissements des éléments du Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN). Lors de la réunion de son bureau politique de ce mardi, les camarades de Moustapha Niasse ont estimé que «les derniers évènements qui ont eu pour cadre cette ville du Sud-est du Sénégal (Kédougou 720km) ont amené le gouvernement de Me Wade à jeter son masque et à se révéler, à la face du monde. Tel qu’en lui-même, c’est-à-dire, une dictature violente qui ne se soucie guère des Droits Humains, en organisant une répression sanglante, suivie d’arrestations arbitraires, de tortures, de harcèlements de citoyens, qui découvrent que les tenants du pouvoir ont remis au goût du jour la notion de responsabilité collective».

Au départ, ont-ils essayé de situer le problème, «il y a eu un problème de transparence dans la gestion et l’exploitation du patrimoine national. S’y sont greffées ensuite, les frustrations consécutives à l’absence de retombées sociales en faveur des populations du terroir, en particulier des jeunes. A ces données explosives, l’attitude irresponsable du régime en place est en train d’ajouter les éléments d’un conflit identitaire, dont les conséquences sont imprévisibles».

Les membres du bureau politique de l’AFP ont souligné que «sur toute l’étendue du territoire national, depuis plusieurs années, les contours de la révolte populaire se dessinent et prennent des formes précises, à travers, notamment la résistance des religieux et des jeunes de Kédougou».

Les progressistes ont, dans le même tempo, indiqué que «cette escalade suicidaire n’est guère surprenante dans la mesure où le gouvernement de Me Wade avait déjà habitué les Sénégalais et l’opinion internationale au recours à des pratiques liberticides». Et de rappeler : «c’est bien sous l’ère des Wade qu’il y a eu des tentatives d’assassinat d’hommes politiques, des menaces de mort adressées à des Evêques, d’assassinat d’un syndicaliste et d’un étudiant, le tabassage et l’arrestation arbitraires de journalistes, le saccage de locaux d’organes de presse, tout cela sans conséquence aucune pour les commanditaires pourtant clairement identifiés». Ils ont aussi renseigné que c’est au fil des années que «la DIC s’est métamorphosée en véritable police politique au service du projet monarchique des Wade».

Les camarades de Moustapha Niasse ont pensé qu’à la lumière de ces actes, que «le combat politique se pose aujourd’hui en terme de libération». Une conviction qui les amène à évoqué les prochaines élections locales de mars 2009 qui selon eux devront amener les partis politiques, la société civile et les citoyens à se dresser contre la fraude électorale, dont les principaux bras armés sont les «fraudeurs zélés du Ministère de l’Intérieur, la Cellule informatique de l’Etat-PDS logée à la Présidence et le chargé des Elections du PDS».

Le bureau politique de l’AFP a fait savoir «au contentieux de février 2007 relatif au fichier piégé, à la rétention délictueuse de plus d’un million de cartes d’électeurs, se greffent les conséquences programmées d’un découpage administratif politicien. Cela implique la réimpression de plus d’un million de cartes d’électeurs, c’est-à-dire, une nouvelle distribution sélective en faveur du PDS qui, comme par hasard, est en train de se livrer à une vente de cartes». Face à ces tentatives de fraudes, il a invité les responsables et les militants à la base à intégrer les Brigades anti-fraude de l’opposition patriotique pour protéger, avec les populations, le vote des citoyens.


Ndèye Maty Diagne (Stagiaire)

Mardi 30 Décembre 2008 - 21:49


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