Le fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine, invite les responsables politiques à privilégier la concertation face aux tensions sur la révision constitutionnelle. Pour le défenseur des droits humains, l’histoire du Sénégal prouve que les crises institutionnelles se surmontent par le dialogue.
Le juriste rappelle plusieurs précédents historiques. Il cite le dénouement de la crise entre Abdoulaye Wade et Idrissa Seck, ainsi que la crise de 1962 entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia. Selon lui, ces épisodes montrent que l’intérêt supérieur de la Nation peut dépasser les désaccords partisans.
Alioune Tine estime que l'exécutif et le législatif portent une responsabilité particulière. Les tensions actuelles ne doivent pas bloquer les institutions au détriment de la population. Pour le chercheur, une réforme constitutionnelle ne peut être menée par une seule majorité parlementaire. Elle doit associer la société civile, les citoyens et toutes les sensibilités politiques pour bâtir un consensus solide.
« Le dialogue demeure le meilleur levier pour consolider les institutions, préserver la stabilité du Sénégal et permettre aux réformes d’aboutir dans un climat de confiance », insiste enfin l'expert. Il met en garde contre une confrontation politique prolongée, qui risquerait de ralentir l’action publique et de bloquer les réponses attendues sur l’emploi et l'économie.
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