Bassirou Diomaye Faye est élu avec 54,28% des suffrages valablement exprimés devant le candidat du pouvoir, Amadou Ba qui a obtenu 35,48%. Une nette élection « sans contestation » du candidat de la « coalition Diomaye » qui « rafraîchit le modèle démocratique qu’est le Sénégal », selon le Pr Mbaye Thiam.
En revanche, ce « référendum » n’est nullement une « révolution du peuple sénégalais ». Il considère : « Le scrutin du 24 mars n’était pas une révolution. C’est une évolution en termes de rupture. Une révolution est un changement radical en termes de système ».
Et de poursuivre : « Je pense qu’il va y voir des questions essentielles sur la rupture dans la gestion (du Président élu). Mais la façon dont Diomaye a gagné, avec des gens qui ont cheminé avec le système ou même Senghor, on ne peut parler de révolution. Pastef aurait pu gagné seul et ce serait une véritable révolution. Maintenant, il faudra attendre pour voir, malgré les alliés "systémistes et antisystémistes", si Pastef va dérouler son programme annoncé de rupture ».
Selon l’historien et archiviste, malgré l’élection de Bassirou Diomaye Faye, l’élection du 24 mars était plutôt « le rendez-vous d’Ousmane et le peuple sénégalais. En fait, c’est la rencontre du candidat de Sonko et celui préparé et proposé par Macky Sall. Parce qu’aussi ce qu’on attendait, c’était une élection entre Ousmane Sonko et Macky Sall », a-t-il martelé.
Considérant que le « peuple sénégalais a rendu le scrutin en référendum », le Pr Mbaye Thiam voit plutôt Bassirou Diomaye, « un Président élu à travers le profil d’Ousmane Sonko ».
En revanche, ce « référendum » n’est nullement une « révolution du peuple sénégalais ». Il considère : « Le scrutin du 24 mars n’était pas une révolution. C’est une évolution en termes de rupture. Une révolution est un changement radical en termes de système ».
Et de poursuivre : « Je pense qu’il va y voir des questions essentielles sur la rupture dans la gestion (du Président élu). Mais la façon dont Diomaye a gagné, avec des gens qui ont cheminé avec le système ou même Senghor, on ne peut parler de révolution. Pastef aurait pu gagné seul et ce serait une véritable révolution. Maintenant, il faudra attendre pour voir, malgré les alliés "systémistes et antisystémistes", si Pastef va dérouler son programme annoncé de rupture ».
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