Au Sénégal, les transporteurs ont entamé, lundi 30 mars, une grève de 72 heures pour exiger la prise en compte de certaines de leurs revendications par les autorités. Secrétaire général du Syndicat des professionnels des transports routiers du Sénégal, Fallou Samb a évalué la première journée du mouvement d’humeur, dans une interview à L’Observateur.
«Dans les 13 sur les 14 régions que compte le Sénégal, le mot d’ordre a été suivi à 99%. A Dakar, il y a une partie des véhicules qui fonctionne, mais la majeure partie a suivi la grève. On admet qu’il y a eu des failles, parce que certains opérateurs ont intimidé les chauffeurs pour qu’ils travaillent. Nous pouvons dire que la grève a réussi à 95% sur toute l’étendue du territoire national, à 99% dans les régions et à 80% à Dakar», assure Fallou Samb.
Le syndicaliste dit aussi avoir conscience du calvaire et des conséquences économiques de la situation, mais précise que c’est la seule alternative. «Nous sommes conscients, mais si l’Etat ne veut pas nous écouter et négocier avec nous, la grève est la seule arme dont le syndicaliste dispose pour se faire entendre, surtout que c’est un droit constitutionnel», soutient-il.
Le transporteur a enfin prévenu qu’au bout de ces «72 heures renouvelables», si les syndicalistes «ne sont pas appelés à la table des négociations» par le gouvernement, ils «évalueront la marche à suivre», surtout que ses «camarades sont déterminés à aller au bout».
Les transporteurs en grève dénoncent le refus des autorités de reconnaître certaines nouvelles structures syndicales, tout en pointant du doigt l'insécurité, le harcèlement routier et la corruption sur les axes routiers. Ils exigent en outre l'application concrète des accords précédents avec l'État, notamment la réduction des points de contrôle.
«Dans les 13 sur les 14 régions que compte le Sénégal, le mot d’ordre a été suivi à 99%. A Dakar, il y a une partie des véhicules qui fonctionne, mais la majeure partie a suivi la grève. On admet qu’il y a eu des failles, parce que certains opérateurs ont intimidé les chauffeurs pour qu’ils travaillent. Nous pouvons dire que la grève a réussi à 95% sur toute l’étendue du territoire national, à 99% dans les régions et à 80% à Dakar», assure Fallou Samb.
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