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TRS et « dette cachée » : Cheikh Diba répond au Financial Times et défend la transparence des opérations



TRS et « dette cachée » : Cheikh Diba répond au Financial Times et défend la transparence des opérations
Le ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba a fait face à la presse ce jeudi 26 mars 2026. Dans sa déclaration, il est d’abord revenu sur le dynamisme positif de l’économie sénégalaise, les efforts de consolidation budgétaire ainsi que la mobilisation des financements concessionnels.
 
Il s’est également prononcé sur la question des Total Return Swaps (TRS), qui fait actuellement débat au Sénégal sur l’existence présumée d’une « dette cachée » estimée à environ 650 millions d’euros, soit plus de 432 milliards de FCFA. D’emblée, le ministre a tenu à préciser que le Financial Times, bien qu’étant un « journal de référence, n’est pas infaillible ».
 
Concernant le recours aux TRS, Cheikh Diba s’est voulu clair : « cette démarche s’est faite dans la légalité, la transparence, avec une parfaite maîtrise des risques et une communication responsable avec les partenaires ». Selon lui, une telle démarche ne saurait être assimilée à de « l’opacité, de la dissimulation ou à un financement secret ».
 
« Je voudrais apporter quelques précisions sur le Financial Times qui est un journal de référence mais qui n’est pas infaillible. Sa crédibilité est réelle, construite sur une forte réputation dans la presse économique et financière et sur un code éditorial éprouvé. Mais cette crédibilité ne signifie pas que tout ce qu’il publie est automatiquement vrai, exhaustif ou au-dessus de toute critique », a déclaré le ministre des Finances et du Budget.
 
Il a ajouté que l’argument consistant à affirmer qu’une information est forcément exacte parce qu’elle émane du Financial Times n’est pas scientifiquement acceptable. « La crédibilité du Financial Times doit conduire à examiner l’information avec sérieux, mais elle ne constitue ni une preuve définitive ni une condamnation », a-t-il indiqué, estimant que certains débats politiques ont transformé une analyse financière prudente en accusation de défaillance.
 
Le ministre a réitéré que le recours aux TRS s’est fait « dans la légalité, la transparence, la parfaite maîtrise des risques et une communication responsable avec la représentation nationale et nos différents partenaires ». Selon lui, ces opérations ont servi à financer les besoins de l’État.
 
Cheikh Diba a également précisé que le « paiement du service de la dette vise par définition à éviter un défaut de paiement potentiel, ce qui est le cas pour tout emprunteur, quelle que soit sa signature. Les opérations de TRS réalisées s’inscrivent ainsi, selon lui, dans une logique cohérente avec les objectifs financiers du pays et les contraintes des investisseurs ».
 
Enfin, il a souligné que le « recours à ces instruments a permis à l’État de se financer à des conditions nettement plus favorables que celles des marchés internationaux, tout en maîtrisant les risques et en optimisant le service de la dette ».

Moussa Ndongo

Jeudi 26 Mars 2026 - 19:37


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