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Thies: un professeur d'EPS attrait à la barre pour "pédophilie" sur un élève en classe de 6eme



Thies:  un professeur d'EPS attrait à la barre  pour "pédophilie" sur un  élève en classe de 6eme
La Cour d'appel de Thiès a réexaminé, ce mardi 24 février 2026, une affaire de mœurs particulièrement sensible qui secoue la communauté éducative depuis plusieurs années. Au centre de cette procédure se trouve Pape Ciré Sall, un professeur d'éducation physique et sportive âgé de 43 ans. Déjà condamné en première instance par la Chambre criminelle de Mbour à une peine de dix ans de réclusion criminelle, l'enseignant conteste les faits de pédophilie et d'actes contre nature qui lui sont reprochés.
 
Le témoignage de la victime, A. Kane, aujourd'hui élève en classe de terminale, a relaté les faits remontant à 2020, alors qu'il n'avait que 13 ans. Il a décrit un mécanisme d'emprise débutant par une demande de numéro de téléphone, suivie d'une invitation au domicile du professeur sous le prétexte fallacieux d'une fête entre élèves. La victime a détaillé les agressions subies et le chantage aux notes exercé par l'enseignant pour garantir son silence. L'affaire n'avait éclaté que lorsque la sœur du garçon avait découvert des messages obscènes envoyés par le professeur sur le téléphone familial, sous le nom de contact masqué « Mon Papa ».
 
À la barre, Pape Ciré Sall a maintenu une ligne de défense basée sur la dénégation totale, affirmant n'avoir jamais reçu l'élève ni communiqué avec lui. Cependant, le dossier d'enquête comporte des éléments matériels pesants, notamment l'exploitation de son téléphone portable qui a révélé la présence de huit vidéos à caractère pornographique impliquant des hommes. Plus troublant encore, le rapport d'enquête mentionne qu'à l'étape préliminaire, l'accusé aurait confié aux gendarmes avoir agi sur les conseils d'un marabout pour soigner des problèmes d'infertilité.
 
Les plaidoiries ont opposé deux visions radicalement différentes du dossier. Tandis que la défense a sollicité l'infirmation du jugement initial en invoquant une absence de preuves matérielles, les avocats de la partie civile ont souligné la clarté et la constance du récit de la victime. L'avocat général, soulignant l'autorité que l'enseignant exerçait sur son élève, s'est dit convaincu de la culpabilité du prévenu. Le parquet a ainsi requis la confirmation intégrale de la peine de dix ans de réclusion criminelle.
La Cour d'appel a mis l'affaire en délibéré et rendra sa décision finale le 24 mars 2026.


Mercredi 25 Février 2026 - 00:46


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