Le 14 mars 2014, un bateau transportant plus de 3 000 tonnes de bois de rose provenant de Madagascar est intercepté dans le port de Jurong, à Singapour, occasionnant une saisie record, d'une valeur estimée à 47 millions d'euros.
L'homme d'affaires, Wong Wee Keong, affirme alors qu'il dispose des autorisations d'exportation. Le ministre malgache de l'Ecologie se rend même à Singapour pour authentifier les permis. Pourtant, depuis 2009, la législation malgache interdit toute exportation de bois de rose.
Après deux acquittements, en 2015 et 2016, l'importateur et son entreprise sont finalement condamnés par la Haute Cour de Singapour, jeudi 30 mars. Les peines n'ont pas encore été prononcées mais l'avocat général a requis 18 mois de prison pour l'homme d'affaires et 470 000 euros d'amende pour son entreprise.
Le verdict a été salué par les autorités malgaches qui ont mis plus d'un an à s'impliquer dans cette affaire et qui ont finalement intenté une action, au civil, contre l'importateur. Cette action a par ailleurs été vivement recommandée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).
« Le combat à mener maintenant, c'est de pouvoir saisir ce bois de rose au nom de l'Etat malgache en tant que patrimoine national » a fait savoir le secrétaire général du ministère de l'Environnement.
L'homme d'affaires, Wong Wee Keong, affirme alors qu'il dispose des autorisations d'exportation. Le ministre malgache de l'Ecologie se rend même à Singapour pour authentifier les permis. Pourtant, depuis 2009, la législation malgache interdit toute exportation de bois de rose.
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