« Nous voulons travailler ! », scandent les jeunes manifestants qui se rassemblent depuis plusieurs jours dans cette grande cité aux portes du désert. Dans cette région où le taux de chômage dépasse les 30%, Lamine, 20 ans, réclame un partage des richesses : « Tataouine a le pétrole, elle a le gaz, il a toutes les choses, mais ils ne donnent rien. Ici tout le monde demande du travail, pas plus. S’ils ne donnent pas de travail, pourquoi je vis ? »
Promesses de recrutement non tenues
En 2017, pour mettre fin à un blocage des champs pétroliers un peu plus au sud, l’exécutif s’était engagé à recruter plus de 1 500 personnes dans les sociétés d’exploitation. Des promesses non tenues qui sont celles de l’ancien gouvernement et non de l’équipe en place. Un argument qui agace Mohamed Lassiret : « Tous, ils vont dire que "c’est pas moi qui vous ai promis, c’est l’ancien gouvernement". C’est pas le problème, nous sommes un simple peuple qui demande gentiment du travail. »
Le mouvement a, au premier jour, été fortement réprimé. Gaz lacrymogènes et charges policières qui ont valu à Nordine Derza, 49 ans, une double fracture à la jambe : « Je suis très mal. C’est ça la démocratie ? C’est ça les droits de l’homme ? C’est ça la police républicaine que nous avons ? Vraiment je suis choqué moi, je suis choqué. »
Le président Kaïs Saied s’est engagé à recevoir des représentants du mouvement de protestation dans les jours à venir.
Promesses de recrutement non tenues
En 2017, pour mettre fin à un blocage des champs pétroliers un peu plus au sud, l’exécutif s’était engagé à recruter plus de 1 500 personnes dans les sociétés d’exploitation. Des promesses non tenues qui sont celles de l’ancien gouvernement et non de l’équipe en place. Un argument qui agace Mohamed Lassiret : « Tous, ils vont dire que "c’est pas moi qui vous ai promis, c’est l’ancien gouvernement". C’est pas le problème, nous sommes un simple peuple qui demande gentiment du travail. »
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