« En premier lieu, nous devons prévenir le risque d'un effondrement complet des systèmes de santé des pays affectés. Nous estimons que plus de personnes sont mortes d'effets secondaires ou de maladies contractées après Ebola - comme le paludisme, la tuberculose et des maladies chroniques, ou pendant des accouchements difficiles -, que d'Ebola même. Deuxièmement, la sécurité alimentaire dans les pays touchés est très inquiétante, alors qu'il s'agit de pays parmi les plus pauvres du monde. Troisièmement, la question sanitaire et la gestion de l'eau vont être critiques. »
Ocha, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, va mettre son expertise en matière de coordination au service d'un nouveau plan d'action : un plan qui lie les différentes agences de l'ONU, les gouvernements des pays touchés, les ONG impliquées et les partenaires occidentaux.
Les détails de ce plan restent très vagues :
- Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a commencé à acheminer de l'aide à 1,36 million de personnes dans les trois principaux pays affectés par l'épidémie, et attend « les contributions pour continuer à monter en puissance » ;
- De son côté, le comité d'urgence de l'OMS sur Ebola est chargé de « réévaluer la situation » et de « décider si des mesures temporaires supplémentaires doivent être prises pour réduire la propagation internationale » de l'épidémie. Ses conclusions sont attendues en fin de semaine.
■ A Macenta, en Guinée, le flux de malades grossitchaque jour
C’est en Guinée forestière que l’épidémie d’Ebola s’est déclarée et elle y reste forte. La région de Macenta connaît depuis deux semaines un regain de l’épidémie. Médecins sans frontières y gère un centre de transit, où l’on dépiste les cas d’Ebola avant de les envoyer par la route à Guéckédou au centre de traitement.
Avec nos envoyés spéciaux à Macenta,
Chaque jour ou presque, les équipes de Médecins sans frontière transportent les victimes d’Ebola de Macenta au centre de traitement de Guéckédou. Sur la piste défoncée qui relie les deux villes, les véhicules bâchés qui servent d’ambulance attirent des regards méfiants. Beaucoup de villageois masquent leur nez et leur bouche au passage du convoi, comme si Ebola flottait dans le sillage des malades. Dans certains villages ce sont des mines patibulaires qui accueillent les ambulances, et dans d’autres, les enfants crient « Ebola » au passage des voitures. La peur et la psychose sont partout en Guinée forestière, épicentre de la maladie.
Dans la région de Macenta, certains villages continuent de refuser l’accès aux humanitaires. Certes, on est loin de la situation d’avril dernier où les habitants de Macenta avaient saccagé le centre MSF, mais la peur est toujours contagieuse. Depuis quinze jours, Macenta est de nouveau frappé, le flux de personnes contaminées a repris.
Contrairement à Conakry où la sensibilisation a nettement progressé, en Guinée forestière on continue à acheminer trop tardivement les malades dans les hôpitaux. Dès lors les taux de mortalité sont bien plus important que ceux observés dans la capitale.
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