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Une "victime de Jammeh" dénonce les disparations forcées dans un film documentaire



Nana-Jo N’dow, Directrice exécutive de l’association ANEKED, (un acronyme du Réseau africaine contre les exécutions extrajudiciaire et les disparations forcées), a procédé, ce lundi 27 janvier 2020, à la projection du film documentaire « Je ne peux pas enterrer mon père », dont elle est la réalisatrice et coproductrice.
 
Victime du régime de Yahya Jammeh, ancien président de la Gambie de par son père disparu en 2013, « tué par ce dernier », Mme N’dow a dans ce documentaire, parlé d'un cas de migrants ouest-africains tués et disparus, par les forces de sécurité en Gambie en 2005.
 
Au moment où le film a été lancé, dans la salle, c’était le calme total. On pouvait lire dans les vissages des gens présents, la tristesse. « Je comprends vraiment l’importance des rites funéraires au Ghana. Et c’était de sensibiliser les gens qui ne comprennent pas forcément, et c’est normal. L’impact des disparitions forcées ce que cela fait aux familles et aux communautés », lâche Nana-Jo N’dow, qui se dit être à moitié Gambienne et en moitié Ghanéenne.
 
Selon Directrice exécutive de l’association ANEKED, « il n y avait pas que des Ghanéennes, mais, il n’y avait des Togolais, des Sénégalais, des Nigériens, des Ivoiriens, des ressortissants de l’Afrique de l’Ouest. Donc c’est un problème régional. Les victimes regroupées en Gambie demandent justice. Nous sommes tous des être-humains, nous avons droit à la vie ».
 
Poursuivant sa réaction Nana-Jo N’dow avoue qu’il y a beaucoup de questions qui restent sans réponse dans ce film. « Comment l’affaire a été gérée à l’époque ? Les corps qui ont été ramenés, comment savaient-ils que c’était des Ghanéens ? Parce qu’ils n’ont pas fait de Test d'ADN, rien du tout. Il n’y a aucune transparence. Aussi toute cette affaire autour de l’argent. Comment l’argent a été déboursé », s’interroge-t-elle.
 
À l’en croire, « 500 000 dollars ont été donnés au gouvernement Ghanéen, un geste humanitaire de Yahya Jammeh. En suite, ils ont donné 6 000 dollars aux familles. Le Gouvernement ghanéen ne semble pas prendre ses responsabilités, en disant que c’est un problème gambien. Les organisations avec qui je travaille, ont fait des recherches, ils savaient que les corps, les dépouilles ont été jetés en territoire sénégalais. Il y a un manque de volonté politique des gouvernements sur cette affaire ».
 
Elle a conclu en disant, « le gouvernement sénégalais doit prendre ses responsabilités dans cette affaire. Parce que sous ce régime de Jammeh, il y a eu des victimes sénégalaises ».  



Lundi 27 Janvier 2020 - 19:52


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