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Violation des franchises scolaires : les policiers tabassent un caméraman et des élèves

Les affrontements entre forces de l’ordre et les élèves du lycée Mixte Maurice Delafosse ont dégénéré. Des potaches ont été copieusement tabassés et par-dessus du marché un caméraman de la 2STV (télévision privée). Les éléments du Groupement Mobile d’Intervention (GMI) ont, à force de passer à tabac ces élèves différents de ceux qui manifestaient pour leur bourse, provoqué l’émoi du corps professoral et de tout le monde.



Violation des franchises scolaires : les policiers tabassent un caméraman et des élèves
Des affrontements ont éclaté ce jeudi matin entre les élèves et les forces de l'ordre. Cela fait suite à une grogne des potaches du Centre de formation professionnelle et commerciale qui réclamaient leurs bourses. Cependant au lieu de s’en limiter à ces élèves, les éléments du Groupement Mobile d’Intervention (GMI) s’en sont violemment pris aux occupants de l’autre bloc du lycée Mixte Maurice Delafosse. Les forces de l’ordre ont battu des élèves jusqu’à ce certains s’évanouissent. Ces bastonnades ont aussi occasionné des blessés chez les élèves. Les policiers les ont trouvés au terrain de basket du Lycée. Selon le professeur de français, Tamsir Jupiter Ndiaye les forces de l’ordre ont lancé des grenades lacrymogène et ont même écrasé des tables-bancs. Les professeurs ont, ainsi, été obligés d’arrêter les cours.

Ces élèves n’ont pas été les seules victimes de ces policiers. Le caméraman de la télévision 2STV, Laye Sarr a été sauvagement battu par les éléments du GMI alors qu’il était sur le terrain pour un reportage. Venu, couvrir les affrontements entre les élèves du lycée Mixte Maurice Delafosse et les forces de l’ordre, Laye Sarr a été sérieusement molesté.

Le rédacteur en chef de la 2STV, Pape Alé Niang a souligné à travers les ondes de la RFM : «notre caméraman faisait son boulot, le policier l’a interpellé, il s’est retourné, et l’agent a commencé à le frapper. Même l’intervention de leur supérieur, qui les a intimé de lui remettre la caméra, n’y fait rien. En effet, un autre agent a pris la relève en le tabassant à son tour».

Le journaliste de faire éclater sa colère : «ça suffit ! ce n’est pas la première fois que de telle chose arrive dans le milieu de la presse», a-t-il décrié. Pape Alé a fait savoir qu’il existe une liberté de la presse au Sénégal. «C’est comme si nous sommes des voyous, on ne parle même pas du ministre de l’Intérieur, mais on lance un appel au président de la République, Abdoulaye Wade pour qu’il prenne ses responsabilités sur cette violence qui sévit dans ce pays», a-t-il indiqué.

Ndèye Maty Diagne (Stagiaire)

Vendredi 27 Mars 2009 - 00:03


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