Dakar a abrité, ce samedi la première édition du Forum Dakar Business Connect (DBC). Organisé par le magazine économique et financier Le Marché, l’événement a mis en lumière le rôle stratégique, bien que encore méconnu, des fonds d’investissement comme leviers de croissance pour le secteur public, l'entrepreneuriat et les startups au Sénégal.
Réunir l’écosystème financier et les décideurs autour d'un instrument clé pour l'économie sénégalaise : tel était l'objectif du premier Forum Dakar Business Connect (DBC). Organisé par le mensuel de référence Le Marché, ce rendez-vous de haut niveau s’est penché sur le thème : « Les fonds d’investissement au Sénégal : vecteur de financement public et catalyseur pour l’entrepreneuriat et les startups ».
L'événement a rassemblé un parterre d'experts, de décideurs publics et privés, ainsi que des gestionnaires issus de la banque, de l'assurance, de la microfinance, de la bourse, du capital-investissement et des fintech. Tous sont venus esquisser des solutions face aux immenses besoins de financement de la région.
Un levier financier face aux limites du crédit bancaire classique
Pour les spécialistes présents, le constat est clair. Face à une croissance démographique forte et un PIB qui ne progresse pas au même rythme, les infrastructures africaines sont sous pression. Constantin Dabiré, président-directeur général de la Société Africaine d'Ingénierie et d'Intermédiation Financière (SAIIF), basée à Ouagadougou, souligne l'urgence de diversifier les sources de capitaux : « Les besoins de financement sont de plus en plus immenses et la question de la liquidité commence à se poser. Le financement bancaire classique commence à montrer ses limites. Ces fonds d'investissement apportent de la liquidité en fonds propres ou en dettes. »
Selon M. Dabiré, la présence d'un fonds dans un grand projet public ou d'infrastructure va bien au-delà du simple apport d'argent : elle améliore la gouvernance, donne de la visibilité et agit comme un véritable « aimant » pour d'autres investisseurs. Cependant, le volume global de ces investissements au Sénégal reste difficile à chiffrer à ce jour en l'absence de statistiques centralisées regroupant les fonds agréés et non agréés. « Le nombre de fonds dans la zone UEMOA reste insuffisant par rapport aux besoins colossaux », regrette-t-il, tout en saluant leur impact déjà visible dans des secteurs porteurs comme l'énergie et les PME à forte croissance.
Propulser les champions locaux et la souveraineté économique
Du côté des entrepreneurs, ces financements s’avèrent indispensables pour changer d'échelle, notamment dans le cadre de partenariats avec l'État. C'est l'expérience partagée par Henri Ousmane Guèye, cofondateur et directeur général d'Eyone Medical, une entreprise spécialisée dans la santé numérique : « Travailler sur des sujets nationaux avec l’État implique de longues procédures. Disposer de ces fonds nous a permis de renforcer notre organisation pour délivrer des solutions de qualité non pas pour un ou deux hôpitaux, mais à l'échelle de tout le pays. »
Le chef d'entreprise rappelle toutefois une contrainte majeure : ces investisseurs exigent des modèles viables et des premiers résultats concrets pour garantir la rentabilité. Pour lui, l'enjeu dépasse le cadre réglementaire : « C'est une question d'état d'esprit. On parle beaucoup de souveraineté et de solutions endogènes. Il faut que les acteurs sachent que les acteurs locaux sont des champions. Il faut investir en eux ».
Le défi de mobiliser l'épargne nationale
Si l'intérêt pour ces mécanismes grandit, la participation des investisseurs nationaux reste encore timide. Docteur Abdou Diaw Dg du magazine économique et financier Le Marché a profité des débats pour dresser un état des lieux de la mobilisation de l'épargne locale. Bien que des fonds aient récemment été levés par ou avec des nationaux, des freins culturels et structurels persistent.
« L'investissement dans ces fonds s'inscrit sur le long terme et comporte des risques. Parfois, les investisseurs nationaux préfèrent des placements plus liquides, à court terme, ou dans l'immobilier, jugé plus sûr et concret », explique le Dr Diaw journaliste Economique.
Pour inverser la tendance et faire de l'épargne locale le premier moteur du développement économique du pays, les participants ont unanimement insisté sur la nécessité de mener un vaste travail d’explication, de sensibilisation et d'éducation financière auprès des investisseurs locaux.
Réunir l’écosystème financier et les décideurs autour d'un instrument clé pour l'économie sénégalaise : tel était l'objectif du premier Forum Dakar Business Connect (DBC). Organisé par le mensuel de référence Le Marché, ce rendez-vous de haut niveau s’est penché sur le thème : « Les fonds d’investissement au Sénégal : vecteur de financement public et catalyseur pour l’entrepreneuriat et les startups ».
L'événement a rassemblé un parterre d'experts, de décideurs publics et privés, ainsi que des gestionnaires issus de la banque, de l'assurance, de la microfinance, de la bourse, du capital-investissement et des fintech. Tous sont venus esquisser des solutions face aux immenses besoins de financement de la région.
Un levier financier face aux limites du crédit bancaire classique
Pour les spécialistes présents, le constat est clair. Face à une croissance démographique forte et un PIB qui ne progresse pas au même rythme, les infrastructures africaines sont sous pression. Constantin Dabiré, président-directeur général de la Société Africaine d'Ingénierie et d'Intermédiation Financière (SAIIF), basée à Ouagadougou, souligne l'urgence de diversifier les sources de capitaux : « Les besoins de financement sont de plus en plus immenses et la question de la liquidité commence à se poser. Le financement bancaire classique commence à montrer ses limites. Ces fonds d'investissement apportent de la liquidité en fonds propres ou en dettes. »
Selon M. Dabiré, la présence d'un fonds dans un grand projet public ou d'infrastructure va bien au-delà du simple apport d'argent : elle améliore la gouvernance, donne de la visibilité et agit comme un véritable « aimant » pour d'autres investisseurs. Cependant, le volume global de ces investissements au Sénégal reste difficile à chiffrer à ce jour en l'absence de statistiques centralisées regroupant les fonds agréés et non agréés. « Le nombre de fonds dans la zone UEMOA reste insuffisant par rapport aux besoins colossaux », regrette-t-il, tout en saluant leur impact déjà visible dans des secteurs porteurs comme l'énergie et les PME à forte croissance.
Propulser les champions locaux et la souveraineté économique
Du côté des entrepreneurs, ces financements s’avèrent indispensables pour changer d'échelle, notamment dans le cadre de partenariats avec l'État. C'est l'expérience partagée par Henri Ousmane Guèye, cofondateur et directeur général d'Eyone Medical, une entreprise spécialisée dans la santé numérique : « Travailler sur des sujets nationaux avec l’État implique de longues procédures. Disposer de ces fonds nous a permis de renforcer notre organisation pour délivrer des solutions de qualité non pas pour un ou deux hôpitaux, mais à l'échelle de tout le pays. »
Le chef d'entreprise rappelle toutefois une contrainte majeure : ces investisseurs exigent des modèles viables et des premiers résultats concrets pour garantir la rentabilité. Pour lui, l'enjeu dépasse le cadre réglementaire : « C'est une question d'état d'esprit. On parle beaucoup de souveraineté et de solutions endogènes. Il faut que les acteurs sachent que les acteurs locaux sont des champions. Il faut investir en eux ».
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Si l'intérêt pour ces mécanismes grandit, la participation des investisseurs nationaux reste encore timide. Docteur Abdou Diaw Dg du magazine économique et financier Le Marché a profité des débats pour dresser un état des lieux de la mobilisation de l'épargne locale. Bien que des fonds aient récemment été levés par ou avec des nationaux, des freins culturels et structurels persistent.
« L'investissement dans ces fonds s'inscrit sur le long terme et comporte des risques. Parfois, les investisseurs nationaux préfèrent des placements plus liquides, à court terme, ou dans l'immobilier, jugé plus sûr et concret », explique le Dr Diaw journaliste Economique.
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