En Afrique du Sud, les manifestations anti-migrants se multiplient : plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés lundi 8 juin en banlieue de Johannesburg. Des rassemblements ont également eu lieu dans les provinces du Cap-Occidental et du Limpopo pour demander une action gouvernementale plus ferme contre l'immigration illégale, et ce alors que le président Cyril Ramaphosa a annoncé dimanche soir une série de mesures pour lutter contre ces migrants en situation irrégulière.
« Ces annonces nous rassurent »
Le chef de l'État avait notamment annoncé la création de tribunaux spécialisés, pour accélérer les procédures d'expulsion des migrants clandestins, ainsi que le renforcement de sanctions contre des employeurs qui transgressent la loi sur l'immigration. Il avait également mis en garde ceux qui attisent la colère et incitent à la violence, en s'attaquant aux petits commerces tenus par des migrants en situation régulière.
« Des annonces qui rassurent », explique Amir Sheik, commerçant somalien et président de l'Association de la diaspora africaine, au micro d'Alexandra Brangeon : « Ce qui nous inquiétait le plus, c'était le silence des autorités sud-africaines. Mais ces annonces nous rassurent, surtout quand le président dit clairement que seule la police et les services d'immigration ont le droit d'interpeller quelqu'un. Parce que, jusqu'à présent, on a vu des civils, regroupés en milices, harceler les petits commerçants, exiger la fermeture de leur magasin. Alors que ces commerçants sont en situation régulière, qu'ils payent des taxes et contribuent à l'économie nationale. »
Un président pris entre deux feux
Alors que la tension monte dans le pays, que les manifestations se multiplient, le chef de l'État est pris entre deux feux. D'une part, il y a une opinion publique favorable à un contrôle plus strict de l'immigration et qui soutient ces mouvements anti-migrants, à cinq mois des élections locales. Et de l'autre, il y a l'obligation de faire respecter la loi et de protéger les étrangers en situation régulière. Et ce alors que plusieurs pays ont fait part de leur colère face à ce qu'ils estiment être de l'inaction, voire de l'indifférence des autorités sud-africaines, et ont commencé à rapatrier leurs ressortissants, à l'instar du Ghana, du Mozambique ou de la Zambie.
L'Afrique du Sud a connu des épisodes récurrents de violences anti-immigrants, mais les manifestations se sont intensifiées cette année, des milices autoproclamées ordonnant aux étrangers sans papiers de quitter le pays d'ici au 30 juin.
L'Afrique du Sud est la première économie d'Afrique et accueille plus de trois millions d'étrangers, soit un peu plus de 5% de sa population. Mais le chômage dépasse les 30%, alimentant la colère envers les travailleurs immigrés.
« Ces annonces nous rassurent »
Le chef de l'État avait notamment annoncé la création de tribunaux spécialisés, pour accélérer les procédures d'expulsion des migrants clandestins, ainsi que le renforcement de sanctions contre des employeurs qui transgressent la loi sur l'immigration. Il avait également mis en garde ceux qui attisent la colère et incitent à la violence, en s'attaquant aux petits commerces tenus par des migrants en situation régulière.
« Des annonces qui rassurent », explique Amir Sheik, commerçant somalien et président de l'Association de la diaspora africaine, au micro d'Alexandra Brangeon : « Ce qui nous inquiétait le plus, c'était le silence des autorités sud-africaines. Mais ces annonces nous rassurent, surtout quand le président dit clairement que seule la police et les services d'immigration ont le droit d'interpeller quelqu'un. Parce que, jusqu'à présent, on a vu des civils, regroupés en milices, harceler les petits commerçants, exiger la fermeture de leur magasin. Alors que ces commerçants sont en situation régulière, qu'ils payent des taxes et contribuent à l'économie nationale. »
Un président pris entre deux feux
Alors que la tension monte dans le pays, que les manifestations se multiplient, le chef de l'État est pris entre deux feux. D'une part, il y a une opinion publique favorable à un contrôle plus strict de l'immigration et qui soutient ces mouvements anti-migrants, à cinq mois des élections locales. Et de l'autre, il y a l'obligation de faire respecter la loi et de protéger les étrangers en situation régulière. Et ce alors que plusieurs pays ont fait part de leur colère face à ce qu'ils estiment être de l'inaction, voire de l'indifférence des autorités sud-africaines, et ont commencé à rapatrier leurs ressortissants, à l'instar du Ghana, du Mozambique ou de la Zambie.
L'Afrique du Sud a connu des épisodes récurrents de violences anti-immigrants, mais les manifestations se sont intensifiées cette année, des milices autoproclamées ordonnant aux étrangers sans papiers de quitter le pays d'ici au 30 juin.
L'Afrique du Sud est la première économie d'Afrique et accueille plus de trois millions d'étrangers, soit un peu plus de 5% de sa population. Mais le chômage dépasse les 30%, alimentant la colère envers les travailleurs immigrés.
Autres articles
-
Diplomatie : Le Président Romuald Wadagni entame une tournée au Sénégal, au Mali et en Guinée-Bissau
-
Mali : l’orpaillage suspendu sur toute l’étendue du territoire du 15 juin au 30 septembre 2026
-
Côte d'Ivoire: une coalition de partis propose la création d'un Haut conseil électoral
-
Niger: des familles sans relogement après les démolitions autour de l’aéroport de Niamey
-
Hackathon CEDEAO 2026 : La jeunesse technologique de l'Afrique de l'Ouest se rassemble à Accra





Diplomatie : Le Président Romuald Wadagni entame une tournée au Sénégal, au Mali et en Guinée-Bissau


