Il n'a pas démissionné. Entouré de hauts gradés de l'armée, qui ont pris le contrôle du pays, Robert Mugabe, au pouvoir depuis 37 ans à Harare, s'est exprimé devant la télévision d'État pour faire l'état de lieu de la Zanu PF, le parti au pouvoir. Mais il a terminé son intervention sans annoncer son départ.
Des millions de zimbabwéens qui vivent depuis le 15 novembre dans la plus grande incertitude attendaient cette annonce.
Dimanche, la pression est montée quand les 170 membres du comité central de la Zanu-PF, réunis en session extraordinaire à Harare, ont évincé Robert Mugabe de la présidence de sa propre formation.
Ils l'ont remplacé par son rival, l'ancien vice-président Emmerson Mnangagwa. Le comité central du parti a même lancé à son ancien héros un ultimatum: s'il refuse de quitter volontairement le pouvoir d'ici à lundi midi, il sera démis par le Parlement mardi.
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