Zohra Drif Bitat : Nous avons estimé qu’une démarche publique aurait plus de chances d’être efficace. Cette lettre a été signée par des personnes d’horizons différents qui partagent tous la même préoccupation. On se demande tous si notre président est au courant de ce que vivent les Algériens.
Voulez-vous dire qu’on l’empêche d’être au courant ? Si oui, à qui faites-vous allusion ?
Je n’en sais rien. En médiatisant notre lettre, nous voulions être certains qu’il allait la lire. Elle a été également déposée chez son secrétaire particulier et chez son directeur de cabinet M. Ahmed Ouayahia.
Votre courrier laisse pourtant entendre que quelque chose se joue dans le dos de Bouteflika. Quel genre de décisions a-t-on pris à sa place ?
Je ne peux rien affirmer. Mais certaines décisions sont incompatibles avec l’homme que nous avons connu dans le passé et auprès de qui certains d’entre nous ont exercé. À titre d’exemple, nous avons été surpris de découvrir que dans le projet de loi de finances 2016, l’État renonce à son droit de préemption qui lui permet de récupérer les projets qu’un investisseur étranger désire transférer à une partie tierce. C’est une décision très grave. Le Bouteflika que je connais ne peut pas valider cela. Dans la même loi, le ministre des Finances s’est octroyé le droit de revoir à tout moment certaines dispositions. Cela est en totale contradiction avec la légalité républicaine.
Peut-être que le président n’est plus l’homme que vous connaissez. Peut-être que ses positions ne sont plus les mêmes…
Justement, nous voulons le rencontrer et en avoir le cœur net. Nous voulons savoir si l a politique suivie actuellement par l’Algérie a son agrément.
source: jeune Afrique
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