C'est une journée que Jacques Miango n’est pas prêt d’oublier. Ce père de famille de 45 ans, employé au département des investigations de l’Etat du Maryland est aussi un opposant déclaré au président Kabila. Ce jour là, avec trois amis, il quitte sa ville de Baltimore pour Washington où se tient le sommet Afrique-Etats-Unis.
Arrivé à l’hôtel Capella qui accueille la délégation congolaise, Jacques Miango et ses amis sortent de leurs véhicules, pancartes à la main à l'arrivée du convoi présidentiel. Pendant plusieurs minutes ils scandent des slogans, chantent et interpellent le président congolais. Une dizaine d’hommes de la garde rapprochée de Joseph Kabila s'en prend alors aux manifestants.
Violemment frappé
Une partie de la scène, filmée, a été diffusée sur le réseau YouTube. Violemment frappé Jacques Miango finit par se relever sans l’aide des policiers américains qui pourtant ont assisté à toute la scène. Jacques Miango affirme avoir perdu 6 dents, souffrir de contusions et de plusieurs hématomes.
La porte-parole du département américain, Marie Harf, parle d’un incident inacceptable. Les Etats-Unis réclament dès lors la levée de l'immunité de l’ensemble des gardes ayant participé à ce passage à tabac. Il est toutefois peu probable, selon la porte-parole, que ces individus soient inculpés, dans la mesure où ils ont quitté le territoire américain.
Source : Rfi.fr
-
Migrants expulsés: quand Washington se livre à un «marchandage opaque» avec des États africains
-
RDC: le président Félix Tshisekedi ne se rendra pas à l'ONU en raison des restrictions de voyage dues à Ebola
-
RDC: le président Félix Tshisekedi ne se rendra pas à l'ONU en raison des restrictions de voyage dues à Ebola
-
Entrée en Bourse de Dangote: les Nigérians se mettent en scène sur les réseaux sociaux
-
Éthiopie: sept groupes armés hostiles au gouvernement fédéral annoncent la création d'une coalition




Migrants expulsés: quand Washington se livre à un «marchandage opaque» avec des États africains


