Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté, est revenu sur la grève générale observée le 10 juillet. Tout en prenant acte de la mobilisation, le ministre a relativisé son impact sur l'activité économique et administrative du pays, préférant insister sur l'urgence d'une reprise des négociations.
Mamadou Lamine Dianté a refusé de se lancer dans une « bataille des chiffres », mais a affirmé que le mouvement n'avait pas provoqué la paralysie redoutée. « La grève a bien eu lieu, mais pratiquement toute l’administration publique a fonctionné, à l’exception de quelques structures de santé. Tout le secteur privé a également fonctionné, à l’exception de quatre ou cinq entreprises », a-t-il soutenu dans l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal.
Le ton s'est fait plus ferme concernant les suites juridiques du débrayage, en particulier dans le secteur privé. Le ministre a prévenu que les salariés ayant suivi le mot d’ordre dans des entreprises où aucun conflit collectif n’était officiellement déclaré avec l'employeur s’exposaient à des sanctions. Dans ces configurations, les directions administratives pourraient considérer le mouvement comme illicite.
Pour ce qui est des agents de l'État, le chef du département de la Fonction publique a assuré que la réglementation en vigueur serait appliquée « avec fermeté », s'inscrivant ainsi dans la continuité des pratiques administratives existantes.
Malgré ces avertissements, le ministre a tenu à rassurer les partenaires sociaux sur les intentions du gouvernement. Rappelant que les syndicats doivent d'abord évaluer leur journée d’action, il s'est montré optimiste quant à la suite des événements. « Il y a encore de la place pour le dialogue et la concertation », a insisté Mamadou Lamine Dianté, réitérant la volonté des autorités de trouver des solutions concertées afin de répondre au mieux aux revendications et aux attentes des travailleurs.
Mamadou Lamine Dianté a refusé de se lancer dans une « bataille des chiffres », mais a affirmé que le mouvement n'avait pas provoqué la paralysie redoutée. « La grève a bien eu lieu, mais pratiquement toute l’administration publique a fonctionné, à l’exception de quelques structures de santé. Tout le secteur privé a également fonctionné, à l’exception de quatre ou cinq entreprises », a-t-il soutenu dans l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal.
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