L'ancien député et ancien président de la Commission des finances, Seydou Diouf, est intervenu dans le débat relatif aux dépenses spéciales de l'Assemblée nationale. Il a affirmé que le véritable sujet réside dans le contrôle du budget de l'institution parlementaire elle-même. Contestant l'appellation attribuée aux crédits gérés au sommet de l'institution, l'ancien parlementaire a déclaré que « le président de l’Assemblée nationale n’a pas de crédit spécial, il n’a pas de fonds politiques ». Il a précisé que ces ressources relèvent du « budget de fonctionnement dont le président est l'ordonnateur et le questeur l'exécutant ». A l’en croire, l'enveloppe à environ « 150 millions de francs CFA par trimestre, soit environ 50 millions par mois, pour l'aide sociale, médicale ou les missions d'information des députés ». Ce n’est pas tout, selon l’ancien parlementaire,« il ne faut pas, outre mesure aussi, créer une sorte de fantasme autour de ces montants-là ».
Abordant la question de la gouvernance et des réformes à mener au sein de l'institution, Seydou Diouf a estimé que la « priorité doit porter sur l'instance et le moment du contrôle des fonds ». Il réclame un contrôle préalable par la Commission des finances pour discuter de la répartition des crédits avant la séance plénière, suivi d'un contrôle postérieur matérialisé par des rapports réguliers transmis à la commission chargée du contrôle et de la comptabilité.
Concernant les défaillances du système, l'ancien député a affirmé que « la véritable rupture devrait porter sur ça », avant d'ajouter que « le budget de l’Assemblée, aujourd’hui comme hier, n’est pas contrôlé ». Par ailleurs, il a reconnus le fait que l'adoption récente d'un arrêté excluant certaines dépenses constitue un signal positif. Seydou Diouf a également indiqué que l'impact de cette mesure dépendra de son application effective et de son intégration dans un dispositif global de contrôle. Lancien président de la Commission des finances en a profité pour interpeller les autorités parlementaires. « si c’est une motivation de transparence, moi, je les invite à aller beaucoup plus loin dans la transparence », a lancé Seydou Diouf sur la Rts ce dimanche.
Abordant la question de la gouvernance et des réformes à mener au sein de l'institution, Seydou Diouf a estimé que la « priorité doit porter sur l'instance et le moment du contrôle des fonds ». Il réclame un contrôle préalable par la Commission des finances pour discuter de la répartition des crédits avant la séance plénière, suivi d'un contrôle postérieur matérialisé par des rapports réguliers transmis à la commission chargée du contrôle et de la comptabilité.
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