Le projet de loi de finances rectificative 2026, prévoit une dégradation marquée des finances publiques. Le déficit budgétaire passe de 5,4 % à 7,6 % du PIB. Les recettes chutent de 340 milliards pour s'établir à 5 848,7 milliards de francs CFA. En parallèle, les dépenses grimpent à 7 583,9 milliards, soit une hausse de 150 milliards. Dans le même temps, les subventions énergétiques atteignent 790,3 milliards de francs CFA. À l'inverse, les dépenses d’investissement subissent une coupe de 555 milliards.
Face à cette détérioration, l'ancien député et ancien président de la Commission des finances, Seydou Diouf préconise une révision des priorités de l'État. Il a demandé de reporter les » chantiers sans études de faisabilité abouties au profit des projets mûrs et urgents ». Sur la dette publique, le spécialiste a recommandé un traitement global. Il a proposé le « rééchelonnement, le reprofilage, le moratoire, la révision des conditions d'emprunt ou le refinancement à taux réduit ». Selon lui, ces leviers visent à libérer des marges pour financer l'agriculture, la santé et l'éducation. Seydou Diouf a aussi insisté sur le dialogue avec le FMI pour crédibiliser la politique économique nationale.
S'agissant des 790,3 milliards alloués à l'énergie, l'ancien parlementaire a contesté l'égalitarisme des aides publiques. Il a réclamé un ciblage strict des subventions vers les ménages vulnérables et le renforcement des mécanismes de protection sociale.
Pour relancer l'investissement, Seydou Diouf a exigé un climat apaisé avec les acteurs économiques locaux et étrangers. L'ancien président de la Commission des finances a déclaré sur l’émission « Point de vue », ce dimanche que «l’économie, c’est une question d’abord de confiance. Il faut qu’on restaure la confiance dans notre espace économique ». Tout en validant les exigences de contrôle et de reddition des comptes, il a demandé un réajustement fiscal et réglementaire pour soutenir le secteur privé. Évoquant les limites du financement public, il a averti que « s’il n’y a pas de richesse créée, il n’y a pas de croissance, il n’y a pas de TVA perçue, il n’y a pas de droits de douane perçus, mais où est-ce que l’État va tirer des ressources ? ».
Après avoir salué l'expertise des cadres du ministère des Finances impliqués dans la gestion de la dette sous plusieurs régimes, l'ancien parlementaire a demandé de « remettre l’économie au cœur du débat ».
Face à cette détérioration, l'ancien député et ancien président de la Commission des finances, Seydou Diouf préconise une révision des priorités de l'État. Il a demandé de reporter les » chantiers sans études de faisabilité abouties au profit des projets mûrs et urgents ». Sur la dette publique, le spécialiste a recommandé un traitement global. Il a proposé le « rééchelonnement, le reprofilage, le moratoire, la révision des conditions d'emprunt ou le refinancement à taux réduit ». Selon lui, ces leviers visent à libérer des marges pour financer l'agriculture, la santé et l'éducation. Seydou Diouf a aussi insisté sur le dialogue avec le FMI pour crédibiliser la politique économique nationale.
S'agissant des 790,3 milliards alloués à l'énergie, l'ancien parlementaire a contesté l'égalitarisme des aides publiques. Il a réclamé un ciblage strict des subventions vers les ménages vulnérables et le renforcement des mécanismes de protection sociale.
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