Alioune Tine, fondateur de l'Afrikajom Center, a réagi à l'initiative du Pastef (au pouvoir) d'organiser, ce mardi, la réintégration de l'ex-Premier ministre Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale. Il appelle au dialogue afin de trouver des « compromis pour éviter l'ingouvernabilité ».
« Il y a un réel problème pour l'État de droit et la séparation des pouvoirs lorsqu'on devient Premier ministre le matin et président de l'Assemblée nationale le soir même. Il ne s'agit pas seulement d'un problème juridique, c'est un problème d'éthique politique, démocratique et républicaine. Les valeurs républicaines, l'élégance de la République, c'est précisément dans ces situations difficiles et complexes qu'elles doivent prévaloir », a-t-il écrit sur X.
Selon Alioune Tine, « nous devons mettre un terme à cette course infernale vers le précipice, stopper cette escalade suicidaire ». Le défenseur des droits humains demande de prendre du recul et arrêter immédiatement cette « installation précipitée et émotionnelle d'un nouveau président de l'Assemblée, et engageons le dialogue, trouvons des compromis pour éviter l'ingouvernabilité ».
Pour une démocratie de consensus et de délibération, pour l'intérêt supérieur de la Nation, pour la paix et la stabilité, il implore Ousmane Sonko de tout « arrêter » et de « donner au dialogue et à la consultation une chance de sortir de cette crise la tête haute ».
« Il y a un réel problème pour l'État de droit et la séparation des pouvoirs lorsqu'on devient Premier ministre le matin et président de l'Assemblée nationale le soir même. Il ne s'agit pas seulement d'un problème juridique, c'est un problème d'éthique politique, démocratique et républicaine. Les valeurs républicaines, l'élégance de la République, c'est précisément dans ces situations difficiles et complexes qu'elles doivent prévaloir », a-t-il écrit sur X.
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