La crise de ces deux dernières années en Centrafrique a provoqué un départ massif de fonctionnaires de l'intérieur du pays. Selon les chiffres du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), 62% des fonctionnaires de l'administration du territoire étaient présents à leur poste avant décembre 2012. Ils n'étaient plus que 9% au moment de l'enquête. Les pillages, selon le rapport, ont « sensiblement aggravé une situation déjà préoccupante, caractérisée par l'absence de l'autorité de l'Etat et des services publics sur la majorité du territoire national ».
La moitié des seize préfectures n'a plus d'archives. Même plus de vitres aux fenêtres. Et ce sont 72% des sous-préfectures qui ont vu leurs tables détruites ou emportées. Parfois c'est le toit qui a été emmené par les pillards. Ou les portes.
Réhabiliter les services
Toujours selon le Pnud - à l'intérieur du pays - seulement un bureau sur cinq reste en parfait état de fonctionnement ; et, quand on les interroge sur les actions prioritaires à mener pour relancer l'administration, les fonctionnaires citent en premier lieu la réhabilitation des services.
Dans certains cas, le rétablissement de l'autorité de l'Etat devra également passer par une reprise du contrôle des bâtiments administratifs. Lors de l'enquête, trois préfectures et six sous-préfectures étaient encore occupées par d'ex-rebelles.
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