C'est l'un des gardes du corps du colonel Mamadou Ndala qui, selon plusieurs sources, dit avoir vu les assaillants et qu'ils portaient des uniformes des FARDC, Forces armées de la République démocratique du Congo. Plusieurs témoins identifiés par la société civile de Beni l'attestent également. La justice militaire, elle, a repris l'enquête à zéro. A commencer par la scène du crime.
Mais plusieurs jours après les faits, beaucoup d'observateurs craignent que les preuves aient été disséminées aux quatre vents, le véhicule lui-même aurait été déplacé. Quant aux deux militaires interpellés, selon la société civile de Beni, il s'agirait du lieutenant-colonel Tito Bizuru qui aurait cherché à fuir et d'un de ses gardes du corps dont le téléphone portable aurait été retrouvé sur les lieux.
Le porte-parole de l'armée au Nord-Kivu ne confirme pas ces arrestations, mais évoque de simples interrogatoires. Leur culpabilité n'est pas prouvée, explique le colonel Olivier Hamuli, ajoutant qu'il fallait attendre les résultats de l'enquête.
Le lieutenant-colonel Bizuru a été l'un des premiers à arriver sur les lieux. Ce qui explique peut-être pourquoi son escorte, qui ne faisait pas partie du convoi, a perdu son portable sur la scène de crime. Peut-être, dit une source sécuritaire congolaise. La société civile de Beni demande à ce que tous les commandants FARDC de son territoire soient relevés.
C'est vrai que certains officiers, y compris parmi ceux qui mènent l'enquête aujourd'hui, pourraient avoir des raisons d'éliminer le colonel Mamadou, confie cette source sécuritaire.
Source : Rfi.fr
-
Le chanteur marocain Saad Lamjarred condamné à cinq ans de prison pour le viol d'une femme en 2018
-
La souche «Bundibugyo» d'Ebola «n'a aucun vaccin, aucun médicament disponible», explique le Dr Jean Kaseya
-
Nigeria: Donald Trump annonce la mort d'un chef de l'organisation État islamique
-
Après le sommet de Nairobi, Emmanuel Macron fait escale en Éthiopie, un pays «ami»
-
RDC: nouvelle épidémie d'Ebola en cours en Ituri, la société civile appelle à éviter le pire





Le chanteur marocain Saad Lamjarred condamné à cinq ans de prison pour le viol d'une femme en 2018


