Le fils de l’ex-président libyen Mouammar Kadhafi, Saif al-Islam, et Abdallah al-Senussi, ancien chef des renseignements du pays, font partie des 37 personnalités devant être jugées dimanche en Libye.
Ils sont accusés d’avoir joué un rôle dans les massacres perpétrés par le régime libyen pour étouffer la révolution de 2011.
Ils comparaîtront devant un tribunal libyen, dimanche.
"La Libye a dit et répété qu’il est capable d’assurer un procès équitable aux mis en cause. Mais Amnesty International doute sérieusement de la capacité du système judiciaire libyen garantir un procès équitable aux anciens responsables du régime de Mouammar Kadhafi", écrit cette ONG de défense des droits de l’homme, dans un communiqué parvenu à la BBC.
Les procès de Saif al-Islam Kadhafi et de six autres mis en cause détenus à Misratah (Nord-ouest) pourraient être retransmis par vidéo, selon Amnesty International, qui dit tenir cette information des autorités judiciaires libyennes.
Cette mesure "va sérieusement compromettre leur droit à un procès équitable", s’inquiète l’ONG.
La Cour pénale internationale a lancé un mandat d’arrêt contre Saif al-Islam et Abdallah al-Senussi. Elle présume qu’ils ont commis des crimes contre l’humanité, durant la révolution de 2011 et le conflit armé qui s’en est suivi.
Source : Rfi.fr
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