L’UCAD confirme son statut de pilier de l’enseignement supérieur en Afrique. Selon le Pr Abdou Salam Sall, elle demeure la première université francophone du continent, se classant juste derrière les géants anglophones. Si ce rang témoigne d'une certaine résilience, l'ancien recteur nuance : l'institution «pourrait beaucoup mieux faire».
Le classement mondial (ranking) est une bataille qui se joue souvent à coups de milliards. Le Pr Sall rappelle que les critères d'excellence internationale reposent sur trois piliers, certaines universités de rang mondial disposent de budgets supérieurs à celui de l'État du Sénégal lui-même, une concentration d'enseignants et d'étudiants brillants, et une gestion à la fois flexible et redevable.
Face au manque de moyens comparé aux institutions occidentales ou sud-africaines, le Professeur Sall prône un modèle de rechange : «Je préfère une université qui essaie de régler les problèmes de sa société. Si on regarde l'état des besoins et la production de l'UCAD, elle arrive à tirer son épingle du jeu», affirme-t-il.
Pour lui, la valeur d'une université ne se mesure pas uniquement à son budget, mais à sa capacité à former des esprits capables de s'adapter. Il prend pour exemple le secteur bancaire, où de nombreux cadres issus du droit ou de l'économie réussissent brillamment grâce à la solidité de leurs fondamentaux académiques.
Le débat sur l'adéquation formation-emploi est souvent mal posé selon l'ancien recteur. Ce n'est pas tant le manque de filières spécialisées qui pose problème, mais plutôt la rigidité du marché du travail. «C'est le marché qui est fermé qui explique qu'on ne développe pas des filières en adéquation avec les besoins», souligne-t-il.
Le classement mondial (ranking) est une bataille qui se joue souvent à coups de milliards. Le Pr Sall rappelle que les critères d'excellence internationale reposent sur trois piliers, certaines universités de rang mondial disposent de budgets supérieurs à celui de l'État du Sénégal lui-même, une concentration d'enseignants et d'étudiants brillants, et une gestion à la fois flexible et redevable.
Face au manque de moyens comparé aux institutions occidentales ou sud-africaines, le Professeur Sall prône un modèle de rechange : «Je préfère une université qui essaie de régler les problèmes de sa société. Si on regarde l'état des besoins et la production de l'UCAD, elle arrive à tirer son épingle du jeu», affirme-t-il.
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