Le CORED souligne que l'évocation de l'entourage familial dans ces dossiers sensibles constitue une violation directe des textes réglementaires. L'instance s'appuie notamment sur les articles 17 et 18 du Code de la presse, ainsi que sur l'article 7 de la Charte des journalistes du Sénégal, qui imposent le respect de l'intimité d'autrui et proscrivent toute stigmatisation ou discrimination.
L'organe de contrôle rappelle que mentionner l'ascendance ou les parents d'un prévenu n'apporte aucune valeur ajoutée à l'intérêt public de l'information. Ces incursions inutiles dans la vie privée transforment les proches en "victimes collatérales" d'une exposition médiatique injustifiée. Le CORED fustige toute logique mercantile qui primerait sur la responsabilité et le discernement des professionnels des médias.
Le CORED interpelle les journalistes et techniciens des médias sur leur responsabilité individuelle face à ces atteintes graves à l'honneur. Il avertit qu'il reste attentif à tout manquement futur et se réserve le droit de saisir son Tribunal des Pairs pour sanctionner toute violation constatée des règles de déontologie.
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