La situation économique léguée par le régime sortant, et jugée « délicate » par le nouveau ministre chargé du budget n’a pas fini de défrayer la chronique. En effet, le président de la CNES, en tant qu’acteur économique voit une économie sénégalaise qui « ne va pas bien » parce qu’ayant un taux de croissance qui, dans l’Afrique subsaharienne est faible avec 2,6% en 2011, décrit-il.
Un fait que Mansour Kama explique néanmoins par « une économie dont la structure repose sur un paradoxe ». « C’est la faiblesse de la productivité d’abord, puisque plus de 50% de la population est rurale et que la contribution dans le Produit International Brut (PIB) n’est que 13% pendant que vous avez les services combinés par le secteur secondaire qui représentent peut-être moins de 48% de la population active », analyse-t-il dans l’émission « Grand jury » de la RFM de ce dimanche dont il est l’invité.
Toutefois, si le Sénégal veut renverser la donne concernant son économie, il importe d’attaquer le secteur agricole en le modernisant, suggère M. Kama qui pense d’ailleurs que le président Macky Sall l’a compris. « Il faut booster la mécanisation dans des conditions qui devraient permettre aux paysans d’y accéder sans avoir à payer des prix trop forts et régler les questions de gouvernance de ce secteur », propose le président de la CNES.
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