RFI : La communauté Sant'Egidio est-elle disposée à tenir un rôle de médiateur entre le Sénégal et le MFDC ?
Mario Giro : Nous sommes tout à fait disponibles à travailler pour un dialogue, pour en terminer avec cette situation casamançaise. Ce n’est pas la première fois qu’on essaye de jouer les bons offices, et donc notre pensée est toujours la même.
Avez-vous fait part de cette disponibilité auprès des nouvelles autorités sénégalaises ?
M.G : Bien sûr.
Et que vous ont-ils dit ?
M.G : Eh bien, ils sont en train de réfléchir. Il y a une disponibilité générale de leur côté, d’en finir aussi par le dialogue. Donc maintenant, on est en train de voir comment cela pourra se faire.
Vous avez pu, par exemple, entrer en contact avec les autres factions, qui elles aussi, revendiquent la tête du MFDC ?
M.G : Nous sommes en contact depuis des années, avec toute une série d’acteurs et tout le monde nous connaît.
Et est-ce que tout le monde est prêt à la discussion, au dialogue ?
M.G : Ça dépend des moments. Il faut trouver une harmonie, si vous voulez, ce qui n’a pas toujours été le cas jusqu’à aujourd’hui.
Et aujourd’hui, est-ce que le moment vous paraît le bon ?
M.G : Nous commençons à voir ce qu'il est possible de discuter avec Salif Sadio et le gouvernement. Ce sont eux qui ont fait appel à nous, donc c’est sur ce dossier que l'on va travailler. On commencera par des gestes de bonne volonté et des gestes humanitaires. Et puis on verra bien.
La libération de prisonniers, par exemple ?
M.G : Par exemple, oui. Il faut que les gens se parlent. Il y a eu une interruption du dialogue à laquelle il faut mettre fin. Et en parlant, on pourra trouver d’autres pistes à d’autres choses.
En janvier dernier, Abdoulaye Wade, lorsqu’il était encore à la présidence sénégalaise, avait déjà sollicité votre médiation. Pourquoi le dialogue n’a-t-il pas abouti ?
M.G : Il y a eu plusieurs tentatives pendant ces décennies, je dirais même de dialogues. Le monde qui dit représenter la Casamance est vaste et différencié. Nous avons parlé jusque-là du dialogue avec les gens de Salif Sadio, et il y a eu d’autres tentatives avec d’autres. C’est un peu compliqué, parce que c’est une pluralité d’acteurs qu’il faut mettre ensemble.
Mario Giro : Nous sommes tout à fait disponibles à travailler pour un dialogue, pour en terminer avec cette situation casamançaise. Ce n’est pas la première fois qu’on essaye de jouer les bons offices, et donc notre pensée est toujours la même.
Avez-vous fait part de cette disponibilité auprès des nouvelles autorités sénégalaises ?
M.G : Bien sûr.
Et que vous ont-ils dit ?
M.G : Eh bien, ils sont en train de réfléchir. Il y a une disponibilité générale de leur côté, d’en finir aussi par le dialogue. Donc maintenant, on est en train de voir comment cela pourra se faire.
Vous avez pu, par exemple, entrer en contact avec les autres factions, qui elles aussi, revendiquent la tête du MFDC ?
M.G : Nous sommes en contact depuis des années, avec toute une série d’acteurs et tout le monde nous connaît.
Et est-ce que tout le monde est prêt à la discussion, au dialogue ?
M.G : Ça dépend des moments. Il faut trouver une harmonie, si vous voulez, ce qui n’a pas toujours été le cas jusqu’à aujourd’hui.
Et aujourd’hui, est-ce que le moment vous paraît le bon ?
M.G : Nous commençons à voir ce qu'il est possible de discuter avec Salif Sadio et le gouvernement. Ce sont eux qui ont fait appel à nous, donc c’est sur ce dossier que l'on va travailler. On commencera par des gestes de bonne volonté et des gestes humanitaires. Et puis on verra bien.
La libération de prisonniers, par exemple ?
M.G : Par exemple, oui. Il faut que les gens se parlent. Il y a eu une interruption du dialogue à laquelle il faut mettre fin. Et en parlant, on pourra trouver d’autres pistes à d’autres choses.
En janvier dernier, Abdoulaye Wade, lorsqu’il était encore à la présidence sénégalaise, avait déjà sollicité votre médiation. Pourquoi le dialogue n’a-t-il pas abouti ?
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