Plus de 3 000 policiers surveilleront le centre de Rome et les abords de Villa Madame, le palais romain où se tiendra le sommet franco-italien. Les opposants au projet Lyon-Turin promettent en effet d’envahir la capitale. Le projet est d’un coût estimé à 26 milliards d’euros, rappelons-le, et il devrait être financé à hauteur de 40% par l’Union européenne, de 35% par l’Italie et de 25% par la France. Pour ceux qui le soutiennent il est essentiel car il permettra de bâtir un système de transport durable dans les Alpes, grâce à un important report du transport routier vers le rail.
Dettes, uranium et amiante
Pour les opposants qui se battent depuis plus de dix ans, en particulier la population de la Vallée de Suse, dans le Piémont, ce projet endettera inutilement l’Italie. D’une part, disent-ils, parce que le fret routier et ferroviaire sur le couloir alpin entre la France et l’Italie est en diminution, d’autre part parce que des études géologiques indiquent la présence d’uranium et d’amiante dans les montagnes de la Vallée de Suse qui devraient être traversées par de longs tunnels, d’où la crainte qu’à l’occasion des travaux ces substances se répandent dans l’environnement.
Source : Rfi.fr
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