Lors du symposium annuel consacré au thème « Jeunesse et gouvernance inclusive : catalyser la résilience démocratique au Sahel », le Dr Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre d’État et ex-chef de la diplomatie sénégalaise, a livré une analyse critique du contexte international actuel, tout en plaidant pour une Afrique unie face aux défis globaux.
Dans son intervention, l’ancien ministre a dénoncé ce qu’il qualifie de « vent de populisme puissant » porté notamment par les États-Unis et relayé dans certaines capitales européennes. Selon lui, ce courant idéologique s’accompagne d’une relecture controversée de l’histoire coloniale. « Certains estiment que l’Europe ne doit présenter aucune excuse pour le colonialisme, arguant qu’elle aurait apporté la civilisation aux peuples africains et asiatiques », a-t-il expliqué, dénonçant une vision qu’il juge dangereuse et révisionniste.
Le Dr Gadio a également pointé du doigt des discours qu’il associe à une idéologie de supériorité raciale. En réponse, il a invoqué l’héritage de Nelson Mandela, saluant sa vision humaniste. « Mandela a enseigné à dépasser les logiques raciales pour privilégier une approche fondée sur l’humanité », a-t-il rappelé, estimant que ce message reste plus pertinent que jamais dans un monde qu’il décrit comme en perte de repères.
L’ancien chef de la diplomatie du Sénégal a par ailleurs exprimé ses inquiétudes quant à une remise en cause de l’ordre international, évoquant un affaiblissement du système des Nations unies. Il a mis en garde contre l’émergence de modèles alternatifs qu’il juge élitistes et autoritaires, où l’influence primerait sur le droit.
Contre la “balkanisation” du continent
Au-delà du diagnostic international, le Dr Gadio a insisté sur la nécessité d’une réponse collective africaine. Selon lui, aucune nation du continent ne peut relever seule les défis actuels. « Si le Sénégal, le Mali ou le Nigéria agissent isolément, l’échec est garanti », a-t-il affirmé.
Il a ainsi appelé à un renforcement de l’intégration régionale, notamment au sein de la CEDEAO. Avec près d’un demi-milliard d’habitants et d’importantes ressources naturelles du cacao au pétrole, en passant par l’or et l’uranium, la région disposerait, selon lui, d’un levier stratégique majeur. « Une Afrique unie impose le respect sur la scène internationale », a-t-il insisté.
Dans cette perspective, il a critiqué la dispersion diplomatique du continent, illustrée par la multiplicité des voix africaines dans les forums internationaux. « Comment peser face au monde avec 54 ministres des Affaires étrangères tenant des discours similaires ? », a-t-il interrogé, appelant à une rationalisation et à une harmonisation des positions africaines.
Enfin, le Dr Gadio a fermement dénoncé les dynamiques de fragmentation en cours en Afrique. « L’Afrique balkanisée n’a pas d’avenir », a-t-il martelé, mettant en garde contre les risques d’une division accrue de certains États comme le Soudan, la République démocratique du Congo ou encore le Nigéria.
Selon lui, ces tendances à la fragmentation, voire à « l’hyper-balkanisation », servent des intérêts extérieurs et affaiblissent durablement le continent. Il a ainsi exhorté les dirigeants africains à privilégier l’unité, la coopération et une vision stratégique commune pour faire face aux enjeux contemporains.
À travers cette intervention, le Dr Gadio a lancé un appel clair : celui d’une Afrique consciente de son potentiel, capable de parler d’une seule voix et de défendre ses intérêts dans un monde en recomposition.
Dans son intervention, l’ancien ministre a dénoncé ce qu’il qualifie de « vent de populisme puissant » porté notamment par les États-Unis et relayé dans certaines capitales européennes. Selon lui, ce courant idéologique s’accompagne d’une relecture controversée de l’histoire coloniale. « Certains estiment que l’Europe ne doit présenter aucune excuse pour le colonialisme, arguant qu’elle aurait apporté la civilisation aux peuples africains et asiatiques », a-t-il expliqué, dénonçant une vision qu’il juge dangereuse et révisionniste.
Le Dr Gadio a également pointé du doigt des discours qu’il associe à une idéologie de supériorité raciale. En réponse, il a invoqué l’héritage de Nelson Mandela, saluant sa vision humaniste. « Mandela a enseigné à dépasser les logiques raciales pour privilégier une approche fondée sur l’humanité », a-t-il rappelé, estimant que ce message reste plus pertinent que jamais dans un monde qu’il décrit comme en perte de repères.
L’ancien chef de la diplomatie du Sénégal a par ailleurs exprimé ses inquiétudes quant à une remise en cause de l’ordre international, évoquant un affaiblissement du système des Nations unies. Il a mis en garde contre l’émergence de modèles alternatifs qu’il juge élitistes et autoritaires, où l’influence primerait sur le droit.
Contre la “balkanisation” du continent
Au-delà du diagnostic international, le Dr Gadio a insisté sur la nécessité d’une réponse collective africaine. Selon lui, aucune nation du continent ne peut relever seule les défis actuels. « Si le Sénégal, le Mali ou le Nigéria agissent isolément, l’échec est garanti », a-t-il affirmé.
Il a ainsi appelé à un renforcement de l’intégration régionale, notamment au sein de la CEDEAO. Avec près d’un demi-milliard d’habitants et d’importantes ressources naturelles du cacao au pétrole, en passant par l’or et l’uranium, la région disposerait, selon lui, d’un levier stratégique majeur. « Une Afrique unie impose le respect sur la scène internationale », a-t-il insisté.
Dans cette perspective, il a critiqué la dispersion diplomatique du continent, illustrée par la multiplicité des voix africaines dans les forums internationaux. « Comment peser face au monde avec 54 ministres des Affaires étrangères tenant des discours similaires ? », a-t-il interrogé, appelant à une rationalisation et à une harmonisation des positions africaines.
Enfin, le Dr Gadio a fermement dénoncé les dynamiques de fragmentation en cours en Afrique. « L’Afrique balkanisée n’a pas d’avenir », a-t-il martelé, mettant en garde contre les risques d’une division accrue de certains États comme le Soudan, la République démocratique du Congo ou encore le Nigéria.
Selon lui, ces tendances à la fragmentation, voire à « l’hyper-balkanisation », servent des intérêts extérieurs et affaiblissent durablement le continent. Il a ainsi exhorté les dirigeants africains à privilégier l’unité, la coopération et une vision stratégique commune pour faire face aux enjeux contemporains.
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