Face à une pression migratoire sans précédent touchant les enclaves espagnoles, le gouvernement de Madrid a confirmé l'activation imminente des accords bilatéraux conclus avec des pays partenaires comme le Sénégal, le Maroc et la Mauritanie.
Selon les informations du ministre de la Politique territoriale, rapportées par les médias espagnols, ces textes juridiques servent à encadrer les expulsions, rappelant qu'« il s'agit de la procédure établie » pour que « ces personnes soient renvoyées dans leur pays par les voies légales ».
Cette mise au point intervient à la suite de la crise survenue hier à Ceuta, où plus de 20 000 personnes ont afflué massivement à la nage et à pied en contournant la digue frontalière, un drame marqué par la mort d'au moins 18 personnes et une saturation complète des services d'urgence et des centres d'accueil locaux.
Dans le même temps, l' espagnole durcit le ton, avec un tournant marquant aux îles Canaries, plus précisément à El Hierro, où la justice a ordonné récemment la détention administrative de 85 ressortissants sénégalais arrivés de Gambie. D'après les informations de l'agence EFE, cette décision s'inscrit dans le cadre du nouveau Pacte européen sur la migration et l'asile.
L'ordonnance judiciaire autorise un « internement préventif » dans un « centre non pénitentiaire » pour une durée maximale de 60 jours, qualifiant cette procédure d'« ampleur inédite pour l'archipel ».
Cependant, l'application concrète de ces renvois reste suspendue aux négociations diplomatiques, l'exécution effective dépendant étroitement de la « coopération du Sénégal pour identifier chaque personne, confirmer sa nationalité et délivrer les documents de voyage nécessaires ». Sans ces laissez-passer, l'expulsion demeure techniquement impossible.
Cette situation a d'ailleurs provoqué de vives réactions, les organisations de défense des droits humains dénonçant ce qu'elles considèrent comme la « première activation d'ordres d'expulsion » d'une telle envergure sous le nouveau cadre réglementaire européen.
Selon les informations du ministre de la Politique territoriale, rapportées par les médias espagnols, ces textes juridiques servent à encadrer les expulsions, rappelant qu'« il s'agit de la procédure établie » pour que « ces personnes soient renvoyées dans leur pays par les voies légales ».
Cette mise au point intervient à la suite de la crise survenue hier à Ceuta, où plus de 20 000 personnes ont afflué massivement à la nage et à pied en contournant la digue frontalière, un drame marqué par la mort d'au moins 18 personnes et une saturation complète des services d'urgence et des centres d'accueil locaux.
Dans le même temps, l' espagnole durcit le ton, avec un tournant marquant aux îles Canaries, plus précisément à El Hierro, où la justice a ordonné récemment la détention administrative de 85 ressortissants sénégalais arrivés de Gambie. D'après les informations de l'agence EFE, cette décision s'inscrit dans le cadre du nouveau Pacte européen sur la migration et l'asile.
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