Malgré un potentiel économique immense et des ressources naturelles colossales, le Nigeria peine à capitaliser sur sa position de géant démographique et économique, comme le souligne le rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) intitulé « Déconstruire la pauvreté et les inégalités au Nigeria ».
L'institution onusienne rappelle ainsi que « le principal défi de développement auquel font face les décideurs politiques nigérians est de savoir comment éradiquer la pauvreté et réduire les inégalités sur une base durable afin de créer une société plus prospère et inclusive ».
L'analyse statistique révèle une dégradation marquée des indicateurs sociaux, la proportion de la population vivant sous le seuil national de pauvreté étant passée de 40,1 % en 2018-2019 à 56,2 % en 2022-2023, tandis que l'extrême pauvreté s'établit à 41,8 %.
Le document met également en évidence de fortes disparités territoriales, en soulignant que « le taux de pauvreté est plus élevé dans les zones rurales que dans les zones urbaines » et que les États du nord affichent des indices multidimensionnels considérablement plus lourds que ceux du sud.
Sur le plan macroéconomique, les mutations structurelles marquées par la prédominance des services au détriment de l'industrie et par une consommation des ménages éclipsant l'investissement fragilisent la création d'emplois décents. Couplée à une croissance démographique rapide de 2,4 % par an, cette configuration exacerbe la vulnérabilité des populations face aux chocs inflationnistes et aux réformes des marchés des changes.
Face à ces défis, le Nigeria ne souffre pas d'un manque de programmes, mais plutôt de défaillances dans leur application, la CNUCED concluant que « ce qui manque, c'est une mise en œuvre adéquate, une échelle et une couverture appropriées, un meilleur ciblage pour éviter les fuites, une coordination efficace et un mécanisme crédible pour garantir un financement adéquat et la viabilité des programmes existants ».
L'institution onusienne rappelle ainsi que « le principal défi de développement auquel font face les décideurs politiques nigérians est de savoir comment éradiquer la pauvreté et réduire les inégalités sur une base durable afin de créer une société plus prospère et inclusive ».
L'analyse statistique révèle une dégradation marquée des indicateurs sociaux, la proportion de la population vivant sous le seuil national de pauvreté étant passée de 40,1 % en 2018-2019 à 56,2 % en 2022-2023, tandis que l'extrême pauvreté s'établit à 41,8 %.
Le document met également en évidence de fortes disparités territoriales, en soulignant que « le taux de pauvreté est plus élevé dans les zones rurales que dans les zones urbaines » et que les États du nord affichent des indices multidimensionnels considérablement plus lourds que ceux du sud.
Sur le plan macroéconomique, les mutations structurelles marquées par la prédominance des services au détriment de l'industrie et par une consommation des ménages éclipsant l'investissement fragilisent la création d'emplois décents. Couplée à une croissance démographique rapide de 2,4 % par an, cette configuration exacerbe la vulnérabilité des populations face aux chocs inflationnistes et aux réformes des marchés des changes.
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