Les enseignants du collectif G7 ont investi les rues de Matam pour protester contre les ponctions salariales et le non-respect des accords signés avec les autorités. Réunis devant l’Inspection d’Académie, les enseignants ont manifesté leur ras-le-bol face à ce qu'ils qualifient de "politique d'intimidation" de la part du gouvernement. Pour Abdoulaye Keïta, secrétaire général du SELS (syndicat) à Kanel, le gouvernement privilégie l’affrontement à la concertation.
«Nous sommes disposés à discuter et à faire des concessions pour le bonheur de l’éducation, mais ils sont dans le dénouement et l’intimidation. Ça ne passera pas », a-t-il martelé devant la foule.
Le point de discorde majeur reste les coupes sur les salaires de février, que les grévistes jugent "arbitraires". Au-delà des salaires, ils estiment que les revendications touchent à "la dignité sociale" des enseignants, avec une "absence de protection" pour les retraités et leurs familles. Le G7 dénonce ainsi une injustice flagrante, rappelant que si les enseignants représentent 80% de la fonction publique, ils ne perçoivent que la moitié de la masse salariale globale.
Actuellement, la majorité des établissements de la région de Matam sont à l'arrêt. Face à l'attitude des autorités, les responsables syndicaux appellent à une mobilisation permanente. Le bras de fer semble loin d'être terminé, laissant planer une incertitude sur la suite de l'année scolaire dans le Nord.
«Nous sommes disposés à discuter et à faire des concessions pour le bonheur de l’éducation, mais ils sont dans le dénouement et l’intimidation. Ça ne passera pas », a-t-il martelé devant la foule.
Le point de discorde majeur reste les coupes sur les salaires de février, que les grévistes jugent "arbitraires". Au-delà des salaires, ils estiment que les revendications touchent à "la dignité sociale" des enseignants, avec une "absence de protection" pour les retraités et leurs familles. Le G7 dénonce ainsi une injustice flagrante, rappelant que si les enseignants représentent 80% de la fonction publique, ils ne perçoivent que la moitié de la masse salariale globale.
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