Lors de sa plaidoirie Me Khoureychi Ba avocat de l’accusé Moustapha Diatta, a souligné que le procès est injuste dans son essence et dans son application. Devant la barre de la chambre criminelle en audience spéciale, il déclare que l’accusation et le système qui la sous-tend ont fait recours à la dialectique.
«La logique raisonne pendant que la dialectique argumente. Le faux engendre du faux et le vrai du vrai. Ce procès est la consécration de l’échec d’une enquête coûteuse, longue, bâclée fatalement dans la précipitation. Ce procès nous pousse à faire un constat, celui de l’irréversibilité du déclin des libertés fondamentales», a plaidé Me Ba.
La robe noire a également relevé des paradoxes dans le dossier. Selon lui, «le premier paradoxe de cette procédure c’est que le procureur ne présente pas de preuves de ses allégations. Le champ d’implication n'est pas avéré. Les organes de poursuites savent que le Sénégal échappe au terrorisme».
«Dans ce cas, a-t-il ajouté, on ne peut pas souhaiter un attentat au Sénégal. Ce procès sera inscrit dans notre annale judiciaire comme le procès des paradoxes ».
A l'en croire, ce procès est un procès de trop qui ne concerne en rien le Sénégal. Et, il sera gravé dans le marbre collectif du Sénégal.
L'avocat est d'avis que «ce procès rentre dans le cadre de la stigmatisation de la religion musulmane. L’Islam ne serait plus une religion terroriste mais une religion. Il n y a que la justice pour sortir le pays de cette situation».
«Dans ce dossier, l’empressement est tel que M. le président, le b.a.-ba manque », a laissé entendre la défense de l’accusé Moustapha Diatta .
«La logique raisonne pendant que la dialectique argumente. Le faux engendre du faux et le vrai du vrai. Ce procès est la consécration de l’échec d’une enquête coûteuse, longue, bâclée fatalement dans la précipitation. Ce procès nous pousse à faire un constat, celui de l’irréversibilité du déclin des libertés fondamentales», a plaidé Me Ba.
La robe noire a également relevé des paradoxes dans le dossier. Selon lui, «le premier paradoxe de cette procédure c’est que le procureur ne présente pas de preuves de ses allégations. Le champ d’implication n'est pas avéré. Les organes de poursuites savent que le Sénégal échappe au terrorisme».
«Dans ce cas, a-t-il ajouté, on ne peut pas souhaiter un attentat au Sénégal. Ce procès sera inscrit dans notre annale judiciaire comme le procès des paradoxes ».
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