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​Thiès : J-GEN Sénégal réclame des assises nationales sur les violences faites aux femmes après le drame de Fandène



​Thiès : J-GEN Sénégal réclame des assises nationales sur les violences faites aux femmes après le drame de Fandène
L’association J-GEN Sénégal veut faire des violences faites aux femmes et aux filles une priorité du débat national. Réunie en conclave à Thiès, l’organisation a profité de cette rencontre pour réaffirmer son engagement en faveur des droits des femmes et des filles, tout en réagissant au drame survenu à Sam Ndiaye, où une femme a mortellement poignardé son mari.

Pour Maimouna Astou Yade, directrice exécutive de J-GEN Sénégal, cet acte criminel doit être condamné, mais il doit également susciter une réflexion plus large sur les violences au sein des couples et leurs causes profondes. « Toute vie mérite d’être sauvée, toute vie mérite donc d’être valorisée. Donc l’homme qui abat sa femme et la femme qui abat son mari, pour moi, c’est un crime devant la loi et ça doit être puni de la même manière », a-t-elle déclaré sur les ondes de la Rfm.

Pour la responsable de J-GEN Sénégal, cette affaire ne doit pas faire oublier les nombreuses violences que subissent les femmes. « Mais imaginez depuis 8 ans à aujourd’hui, combien de femmes ont été abattues par leur mari ? Combien de femmes ont été violées ? Combien de femmes ont été assassinées ? En fait, ça, c’est une question profondément sociale, donc il faut qu’on trouve la solution, qu’on nous dise effectivement pourquoi ce phénomène existe », a-t-elle souligné.

C’est dans cette perspective que J-GEN Sénégal plaide pour l’organisation d’assises nationales citoyennes sur les problèmes des femmes au Sénégal. Pour Maimouna Astou Yade, cette démarche doit permettre de reconnaître les avancées réalisées tout en faisant face aux défis persistants.

« Il me plaît de magnifier, de valoriser toutes les avancées qu’on a eu à enregistrer depuis l’indépendance et, il faut le dire, on a quand même acquis beaucoup de choses. Mais il faut aussi s’arrêter un peu pour se poser des questions sur le pourquoi les violences faites aux femmes et aux filles continuent vraiment à faire ravage au niveau national », a-t-elle insisté.

Ainsi, elle a appelé ainsi à dépasser les réactions suscitées par les faits divers pour engager une réflexion citoyenne de fond sur les violences, la protection des victimes et les moyens de prévenir de nouveaux drames.

Fatime Gueye

Jeudi 15 Octobre 2026 - 17:42


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