À Diaobé-Kabendou, le détournement du tramadol à des fins récréatives prend des proportions préoccupantes. Dans cette importante zone commerciale du sud du Sénégal, des jeunes, parfois très adolescents, s’adonneraient à la consommation de cet antalgique opioïde pourtant destiné au traitement des douleurs modérées à intenses. Un phénomène qui suscite l’inquiétude de certains acteurs locaux et appelle, selon eux, à une réaction urgente des familles et des autorités.
À Diaobé, le tramadol ne serait plus seulement considéré comme un médicament destiné à soulager la douleur. Dans certains milieux de jeunes, ce produit est désormais recherché pour ses effets sur le système nerveux. Pris en dehors de tout cadre médical, il serait utilisé pour « se droguer », selon une source locale qui a accepté de témoigner sous couvert d’anonymat.
Dans cette localité commerciale du département de Vélingara, où se croisent chaque semaine des milliers de personnes venues de plusieurs pays d’Afrique pour le commerce et d’autres activités économiques, le phénomène prendrait de l’ampleur. Notre interlocuteur parle d’un usage détourné du tramadol devenu « inquiétant ».
Des adolescents particulièrement exposés
Le témoignage livré par cette source est particulièrement préoccupant. Elle raconte notamment le cas d’un garçon âgé de moins de 15 ans qui aurait été victime d’un malaise après avoir consommé une quantité excessive de tramadol.
« Un gamin de moins de 15 ans a failli avaler sa langue car il avait voulu impressionner en se sur-dosant », rapporte-t-elle. Les faits se seraient produits lors du Gamou célébré le 25 août dernier à Diaobé.
Pour notre informateur, cet épisode illustre les dangers auxquels sont exposés certains jeunes qui consomment le médicament sans mesurer les conséquences d'un surdosage. La recherche d'effets plus importants pourrait pousser certains consommateurs à augmenter les quantités absorbées, avec des risques sérieux pour leur santé.
« Le tramadol fait d’énormes ravages à Diaobé »
Au-delà des malaises aigus, la source alerte sur ce qu'elle considère comme des conséquences visibles d'une consommation régulière. « Le tramadol fait d’énormes ravages à Diaobé », affirme-t-elle, évoquant notamment « une perte de poids de beaucoup de jeunes ».
Ces observations, qui restent celles d’un témoin local et mériteraient d’être étayées par des données sanitaires, traduisent néanmoins une inquiétude grandissante autour de l’accès des jeunes à ce médicament et de son utilisation en dehors des prescriptions médicales.
Le tramadol est un antalgique opioïde utilisé médicalement contre certaines douleurs. Comme d'autres opioïdes, son utilisation inappropriée ou excessive peut entraîner des effets indésirables graves et une dépendance. Le risque est particulièrement préoccupant lorsque le produit est consommé sans prescription, en association avec d'autres substances ou à des doses supérieures à celles recommandées, a expliqué un acteur de la santé
L’appel à la responsabilité des parents
Face à cette situation, notre interlocuteur appelle d’abord les familles à davantage de vigilance. Il invite les parents à renforcer la protection des enfants et des adolescents, notamment en s’intéressant davantage à leurs fréquentations et à leurs comportements.
Mais au-delà de la responsabilité familiale, il estime que la lutte contre ce phénomène nécessite une mobilisation plus large. Les autorités sont ainsi invitées à « prendre à bras le corps » cette question devenue, selon lui, « préoccupante ».
Dans une ville-carrefour comme Diaobé, marquée par une intense activité commerciale et une forte mobilité des populations, la prévention apparaît comme un enjeu majeur. Sensibilisation des jeunes, accompagnement des familles, contrôle de la circulation des médicaments et prise en charge des personnes confrontées à une consommation problématique sont autant de pistes évoquées pour faire face au phénomène.
Pour les acteurs préoccupés par cette situation, l’urgence est désormais de ne pas attendre que les conséquences deviennent plus dramatiques. Car derrière chaque comprimé détourné de son usage médical pourrait se cacher un adolescent exposé à des risques qu’il ne mesure pas toujours.
À Diaobé, le tramadol ne serait plus seulement considéré comme un médicament destiné à soulager la douleur. Dans certains milieux de jeunes, ce produit est désormais recherché pour ses effets sur le système nerveux. Pris en dehors de tout cadre médical, il serait utilisé pour « se droguer », selon une source locale qui a accepté de témoigner sous couvert d’anonymat.
Dans cette localité commerciale du département de Vélingara, où se croisent chaque semaine des milliers de personnes venues de plusieurs pays d’Afrique pour le commerce et d’autres activités économiques, le phénomène prendrait de l’ampleur. Notre interlocuteur parle d’un usage détourné du tramadol devenu « inquiétant ».
Des adolescents particulièrement exposés
Le témoignage livré par cette source est particulièrement préoccupant. Elle raconte notamment le cas d’un garçon âgé de moins de 15 ans qui aurait été victime d’un malaise après avoir consommé une quantité excessive de tramadol.
« Un gamin de moins de 15 ans a failli avaler sa langue car il avait voulu impressionner en se sur-dosant », rapporte-t-elle. Les faits se seraient produits lors du Gamou célébré le 25 août dernier à Diaobé.
Pour notre informateur, cet épisode illustre les dangers auxquels sont exposés certains jeunes qui consomment le médicament sans mesurer les conséquences d'un surdosage. La recherche d'effets plus importants pourrait pousser certains consommateurs à augmenter les quantités absorbées, avec des risques sérieux pour leur santé.
« Le tramadol fait d’énormes ravages à Diaobé »
Au-delà des malaises aigus, la source alerte sur ce qu'elle considère comme des conséquences visibles d'une consommation régulière. « Le tramadol fait d’énormes ravages à Diaobé », affirme-t-elle, évoquant notamment « une perte de poids de beaucoup de jeunes ».
Ces observations, qui restent celles d’un témoin local et mériteraient d’être étayées par des données sanitaires, traduisent néanmoins une inquiétude grandissante autour de l’accès des jeunes à ce médicament et de son utilisation en dehors des prescriptions médicales.
Le tramadol est un antalgique opioïde utilisé médicalement contre certaines douleurs. Comme d'autres opioïdes, son utilisation inappropriée ou excessive peut entraîner des effets indésirables graves et une dépendance. Le risque est particulièrement préoccupant lorsque le produit est consommé sans prescription, en association avec d'autres substances ou à des doses supérieures à celles recommandées, a expliqué un acteur de la santé
L’appel à la responsabilité des parents
Face à cette situation, notre interlocuteur appelle d’abord les familles à davantage de vigilance. Il invite les parents à renforcer la protection des enfants et des adolescents, notamment en s’intéressant davantage à leurs fréquentations et à leurs comportements.
Mais au-delà de la responsabilité familiale, il estime que la lutte contre ce phénomène nécessite une mobilisation plus large. Les autorités sont ainsi invitées à « prendre à bras le corps » cette question devenue, selon lui, « préoccupante ».
Dans une ville-carrefour comme Diaobé, marquée par une intense activité commerciale et une forte mobilité des populations, la prévention apparaît comme un enjeu majeur. Sensibilisation des jeunes, accompagnement des familles, contrôle de la circulation des médicaments et prise en charge des personnes confrontées à une consommation problématique sont autant de pistes évoquées pour faire face au phénomène.
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