Face à la persistance des réseaux de falsification des documents officiels, Cheikh Ndang, expert en état civil, tire la sonnette d’alarme. Pour lui, la solution repose sur un binôme indissociable, la digitalisation complète du système et un renforcement de l'éthique des agents.
Malgré les efforts de modernisation, le système de l’état civil sénégalais reste vulnérable. Selon Cheikh Ndang, qui s'exprimait au micro d'iRadio, la manipulation manuelle des registres physiques constitue la principale porte d’entrée des fraudeurs. « Tant que l'état civil n'est pas informatisé, les personnes peuvent avoir accès à ces registres et commettre des fraudes », prévient-il.
L’expert souligne un paradoxe actuel. « Bien que le programme NECAL ait permis de digitaliser et de connecter plus de 400 centres, la coexistence des registres papier maintient un risque élevé ». Pour Cheikh Ndang, l'intervention humaine directe sur les documents physiques permet encore des manipulations frauduleuses que seule une automatisation totale pourrait éradiquer.
L'un des obstacles majeurs identifiés reste l'absence d'un cadre juridique contraignant. L'expert insiste sur la nécessité pour l’Assemblée nationale de voter une loi dédiée à la digitalisation de l’état civil. Ce texte permettrait de verrouiller le système et de limiter drastiquement l'accès physique aux données sensibles, rendant toute modification traçable et sécurisée.
Toutefois, la technologie ne peut tout régler seule. Cheikh Ndang préconise une approche complémentaire axée sur les ressources humaines. Selon lui, la lutte contre la fraude passe impérativement par la formation technique (maîtriser les nouveaux outils numériques et les procédures de rédaction), le « savoir-être » (Sensibiliser les officiers et agents aux valeurs morales et à l'intégrité). « Il ne s'agit pas seulement de montrer aux gens comment rédiger un acte, mais aussi d'inculquer le comportement et les valeurs morales qu'il faut avoir », a-t-il précisé.
Alors que l’Agence nationale de l’état civil poursuit ses chantiers, le message de l'expert est clair pour protéger l'identité des Sénégalais, l'État doit passer à la vitesse supérieure en combinant réforme législative, blindage numérique et réarmement moral des agents.
Malgré les efforts de modernisation, le système de l’état civil sénégalais reste vulnérable. Selon Cheikh Ndang, qui s'exprimait au micro d'iRadio, la manipulation manuelle des registres physiques constitue la principale porte d’entrée des fraudeurs. « Tant que l'état civil n'est pas informatisé, les personnes peuvent avoir accès à ces registres et commettre des fraudes », prévient-il.
L’expert souligne un paradoxe actuel. « Bien que le programme NECAL ait permis de digitaliser et de connecter plus de 400 centres, la coexistence des registres papier maintient un risque élevé ». Pour Cheikh Ndang, l'intervention humaine directe sur les documents physiques permet encore des manipulations frauduleuses que seule une automatisation totale pourrait éradiquer.
L'un des obstacles majeurs identifiés reste l'absence d'un cadre juridique contraignant. L'expert insiste sur la nécessité pour l’Assemblée nationale de voter une loi dédiée à la digitalisation de l’état civil. Ce texte permettrait de verrouiller le système et de limiter drastiquement l'accès physique aux données sensibles, rendant toute modification traçable et sécurisée.
Toutefois, la technologie ne peut tout régler seule. Cheikh Ndang préconise une approche complémentaire axée sur les ressources humaines. Selon lui, la lutte contre la fraude passe impérativement par la formation technique (maîtriser les nouveaux outils numériques et les procédures de rédaction), le « savoir-être » (Sensibiliser les officiers et agents aux valeurs morales et à l'intégrité). « Il ne s'agit pas seulement de montrer aux gens comment rédiger un acte, mais aussi d'inculquer le comportement et les valeurs morales qu'il faut avoir », a-t-il précisé.
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