À l’occasion de la célébration du centenaire de l’ancien président de la République du Sénégal, Abdoulaye Wade, Jean Matar Ndiaye, ancien chef de cour à la prison de Rebeuss, est revenu sur les années durant lesquelles il a assuré la protection du père fondateur du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) lors de son incarcération à la prison de Rebeuss.
Dans un entretien accordé à l’APS, il a livré un témoignage marquant sur la popularité exceptionnelle de celui qui accédera à la magistrature suprême en 2000. « Je l’ai vraiment côtoyé et je voyais sa popularité grandir de jour en jour. On ne pouvait pas mesurer sa popularité », a confié l’ancien agent pénitentiaire.
Selon lui, chaque extraction de prison de Me Wade nécessitait un dispositif de sécurité hors du commun afin de maîtriser les foules et prévenir tout débordement.
Aujourd’hui âgé de 80 ans et retraité depuis 2007, Jean Matar Ndiaye vit à Mbodiène, dans le département de Mbour. Il se souvient des nuits d’inquiétude précédant les audiences ou les procès de l’ancien opposant. « Nous réfléchissions toute la nuit à l’itinéraire à emprunter pour le conduire au tribunal et le ramener à la prison. Il y avait une importante escorte et un jalonnement policier. Nous cherchions toujours la meilleure stratégie pour nous en sortir », a-t-il raconté.
L’ancien chef de cour a aussi évoqué les habitudes de détention de Me Wade, qu’il décrit comme un détenu particulièrement studieux. « Le voir inactif était très rare. Soit il lisait, soit il écrivait, alors que les autres détenus dormaient », a-t-il témoigné.
Jean Matar Ndiaye est également revenu dans cet entrevue sur les événements qui ont suivi les élections de 1988, remportées par le président Abdou Diouf, dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques. Arrêté avec plusieurs responsables du Parti démocratique sénégalais (PDS), Abdoulaye Wade faisait alors l’objet d’une surveillance renforcée.
L’ancien responsable pénitentiaire s'est particulièrement rappelé d’une extraction depuis le parquet du Cap Manuel. « Trois chars de la police ouvraient la route et un quatrième fermait l’escorte. Arrivés à hauteur de l’hôpital Le Dantec, nous avons découvert une foule immense. Des personnes étaient allongées sur la chaussée comme un tapis humain. Nous ne pouvions plus avancer », a-t-il raconté. Face à la situation, le cortège avait dû rebrousser chemin avant d’emprunter la Corniche et même un sens interdit pour contourner la foule.
Au-delà de l’homme politique, Jean Matar Ndiaye est revenu surtout les qualités humaines de l’ancien président. Il le décrit comme un « modèle de courage et de détermination », soulignant qu’il a toujours conservé sa dignité durant ses périodes de détention.
« Je ne l’ai jamais vu agir en contradiction avec les lois et règlements. J’apprenais de son courage, de son comportement et de ses qualités », a-t-il affirmé, estimant que les valeurs de résilience et de persévérance incarnées par Abdoulaye Wade mériteraient d’être enseignées dans les écoles.
Dans un entretien accordé à l’APS, il a livré un témoignage marquant sur la popularité exceptionnelle de celui qui accédera à la magistrature suprême en 2000. « Je l’ai vraiment côtoyé et je voyais sa popularité grandir de jour en jour. On ne pouvait pas mesurer sa popularité », a confié l’ancien agent pénitentiaire.
Selon lui, chaque extraction de prison de Me Wade nécessitait un dispositif de sécurité hors du commun afin de maîtriser les foules et prévenir tout débordement.
Aujourd’hui âgé de 80 ans et retraité depuis 2007, Jean Matar Ndiaye vit à Mbodiène, dans le département de Mbour. Il se souvient des nuits d’inquiétude précédant les audiences ou les procès de l’ancien opposant. « Nous réfléchissions toute la nuit à l’itinéraire à emprunter pour le conduire au tribunal et le ramener à la prison. Il y avait une importante escorte et un jalonnement policier. Nous cherchions toujours la meilleure stratégie pour nous en sortir », a-t-il raconté.
L’ancien chef de cour a aussi évoqué les habitudes de détention de Me Wade, qu’il décrit comme un détenu particulièrement studieux. « Le voir inactif était très rare. Soit il lisait, soit il écrivait, alors que les autres détenus dormaient », a-t-il témoigné.
Jean Matar Ndiaye est également revenu dans cet entrevue sur les événements qui ont suivi les élections de 1988, remportées par le président Abdou Diouf, dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques. Arrêté avec plusieurs responsables du Parti démocratique sénégalais (PDS), Abdoulaye Wade faisait alors l’objet d’une surveillance renforcée.
L’ancien responsable pénitentiaire s'est particulièrement rappelé d’une extraction depuis le parquet du Cap Manuel. « Trois chars de la police ouvraient la route et un quatrième fermait l’escorte. Arrivés à hauteur de l’hôpital Le Dantec, nous avons découvert une foule immense. Des personnes étaient allongées sur la chaussée comme un tapis humain. Nous ne pouvions plus avancer », a-t-il raconté. Face à la situation, le cortège avait dû rebrousser chemin avant d’emprunter la Corniche et même un sens interdit pour contourner la foule.
Au-delà de l’homme politique, Jean Matar Ndiaye est revenu surtout les qualités humaines de l’ancien président. Il le décrit comme un « modèle de courage et de détermination », soulignant qu’il a toujours conservé sa dignité durant ses périodes de détention.
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