Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)

8 mars histoires croisées de deux mères-étudiantes: Aby et Hélène, le fighting spirit en bandoulière

Elles sont jeunes. Âgées respectivement entre 23 ans et 25 ans, Abibatou et Hélène sont deux étudiantes et mères aussi. Ces jeunes sont en quatrième année de médecine et de Licence de biologie. Héléne Faye et Abibatou Dieng sont deux étudiantes-mères qui élèvent un enfant. Elles sont belles, enthousiastes, intelligentes et se tracent un destin dans un monde qui se féminise de plus en plus. Pour ce 8 mars, ces deux étudiantes-mères qui ont déjà anticipées, la vie de couple, nous racontent leur vie d’étudiante et de femme au foyer. Aby et Hélène, déroulent sur le 8 mars…sur PressAfrik.com



8 mars histoires croisées de deux mères-étudiantes: Aby et Hélène, le fighting spirit en bandoulière
Abibatou Dieng, une volonté de fer

Abibatou Dieng est Mme Kébé. Elle s’est mariée il y a trois ans. Dès sa rencontre avec Mme Kébé, leur relation était déjà scellée.  Elle n’a pas hésité. Elle a dit oui alors qu’elle était encore en classe de 1e secondaire au Lycée. Même pas encore le baccalauréat en poche. Mais qu’importe, elle s’engage avec l’homme de sa vie pour le meilleur et pour leur amour inconditionnel. Deux ans après, la naissance de son premier enfant après le bac, Abibatou Dieng allie la vie d’étudiante et de femme au foyer. Difficile, certes mais, la Biologiste a du cran. Du haut de ses 1,75m, elle dégage une énergie débordante et déterminée dans tout ce qu’elle entreprend.

« Je suis une personne humble, enthousiaste, tolérante, simple et déterminée. Et, s’il y a un défaut en moi, c’est que je suis très difficile à convaincre, il faut de solides arguments pour me faire changer de position », confie-t-elle.

Son garçon a décuplé ses forces, soulevé sa vie aussi. Aby, comme l’appelle ses intimes et voisines au quartier Fann-Hock, est devenue une femme avant l’âge. Mariée et mère à 23 ans, Abibatou mène une vie insouciante, une vie partagée entre les études et sa vie de couple vivant loin de son mari qu’elle rejoint à chaque fois que l’occasion se présente.
 
Ses voisines tarissent d’éloges…

« C’est une mère pour nous qui sommes encore célibataire et sans enfant, Papa Amadou pour apostropher son fils et notre bébé, on le garde à tour de rôle cela dépend de qui a cours et qui n’a pas cours. C’est une fille, « rires » non je dirais une femme malgré son âge encore jeune, la jouvencelle tresse des lauriers à sa voisine, Aby est d’une détermination infaillible, elle me subjugue tant elle se dégage une vitalité contagieuse. Vous la voyez, ni son enfant encore moins sa vie de couple ne l’empêche pas de poursuivre ses études. Elle est géniale », glisse Sokhna.  

Sa maman, modèle de vie

Bosseuse acharnée, Aby aime faire les choses à la perfection.  C’est le fruit de son éducation à la fois stricte et rigoureuse reçue de sa mère. Cette femme est son modèle dans la vie. « Ma mère, c’est ma référence. Tout ce que je fais en réalité, c’est elle qui me l’a inculquée et j’en suis fière. C’est elle qui me motive d’ailleurs, car elle est d’avis  qu’une fille doit se marier si elle trouve un bon mari et ça été mon cas », remarque-t-elle.

A propos de son mari, cette belle liane avec sa peau claire veloutée, legs de son ascendance peulh refuse d’exploser sa vie de couple sur la place publique. « C’est mon  jardin secret, je suis hyper  jalouse. Mes voisines peuvent en témoigner. Quand, il passe ici le week end pour qu’on rentre ensemble à Mbour (Pour parler de son mari), je ne permets à personne de s’approcher de lui », précise l’étudiante et mère de famille.  

Sur le 8 mars, l’étudiante en Licence de Biologie animale pense que c’est une bonne initiative. Abibatou, fait partie de cette jeune génération qui revendique une place au même titre que les hommes. « Aujourd’hui les femmes sont devenues plus compétentes dans certains domaines, et  des  études ont montré que dans des foyers dirigés par des femmes, l’enfant à plus de chance de réussir. Car à l’en croire la femme à le sens inné de l’observation et  du flair mais aussi de l’organisation et de la responsabilité. C’est des dons de Dieu », mentionne celle qui rêve de devenir une ingénieure biologiste. Elle pense que les femmes doivent être plus responsabilisées car elles ont le sens de l’organisation et savent faire avancer des choses.
 
 

Hélène Faye, une fighting girl 

Même son de cloche du côté d’Hélène Faye. L'étudiante-mère est de la religion chrétienne. Très ambitieuse, la maman d'un petit garçon loue la bravoure et la ténacité de la gent féminine. "Les femmes occupent aujourd’hui des postes de responsabilité et les réussissent bien », se défend la jeune fille. 

25 ans révolus. Hélène est déjà en quatrième année de Médecine. Native de Mboro, elle a très tôt compris et s'est fixée une trajectoire pour son avenir. Elle a été conquise par la profession de médecine. Et, par la grâce de Dieu, Hélène est sur la bonne voie. Dans trois ans, la thèse en poche, elle pourra ainsi se réclamer de cette profession et exercer sans encombres. 

Hélène, une femme émancipée 

Toutefois, la native de Mboro devra batailler ferme pour se  frayer un passage dans une profession féminisée depuis bien longtemps. Très tôt émancipée, Hélène Faye, Madame Diouf s’est mariée il y a deux ans. La mère-étudiante a rencontré son mari au détour d’une messe de Pâques à l’Eglise de cette bourgade située dans le département de Thiès. Etienne Diouf son homme, l’aime bien l’a soutient dans ses études et ne ménage aucun effort pour sa réussite.

Aujourd’hui, elle découvre le bonheur de la maternité avec son petit Jean Pierre Demba Diouf. Mais à la différence de Abibatou, son petit est resté à  la maison, c’est la maman qui s’occupe de l’élever. Et elle trouve le moyen et le temps de se rendre toutes les deux semaines à Mboro, localité située à moins de 70km, dans la région de Thiès pour permettre à sa progéniture de profiter de la chaleur maternelle.

Femme émancipée, Mme Diouf est entrée très tôt dans le monde de la vie de couple. Pour elle, "cela n’a rien de contraignant, au contraire, cela responsabilise et stabilise. Car plus aucun homme ne viendra vous draguer ou vous dérangez. Tu es casée". Son enfant l’a rendu encore plus forte.  Malgré la distance,  Hélène sent la présence de son homme. « Non la distance n’est rien quand quelqu’un représente tout pour toi », explique cette étudiante en médecine qui rêve de se spécialiser en Cancer, une option normale, selon elle car les femmes payent un lourd tribut.  

 « Je suis une femme  comblée et heureuse. Je ne  regrette pas mon choix, de s’être mariée, c’est certes difficile mais je m’accroche pour terminer avec beauté ce que j’ai commencé », déclare cette belle sérère à la taille svelte.

Pour ces voisines, Hélène est « une guerrière », le mot n’est pas de trop pour cette étudiante-femme au foyer. Pour Rabiatou, "sa voisine de chambre est une femme exemplaire qui inspire le respect. Malgré son enfant, sa vie de couple qu’elle allie avec les études, elle reste droite dans ses bottes et ne rechigne pas à  la tâche. Très responsable ajoute une autre compère qui a les yeux et l’attention gagnés par son  téléphone qu’elle tripote. "Ohh, Hélène, je l’envie trop. Je ne sais même pas si je suis capable de faire comme elle. Elle est d’une vitalité contagieuse. Mère et étudiante. Quelle  charge, en tout cas elle est brave », poursuit cette jeune étudiante, le foulard bien noué sur la tête, les boucles d’oreilles rouges qui pendent  aux oreilles et le rouge à lèvre bien marqué sur une bouche bien fendue comme un fruit défendu et et pantalon  jean, autant de marques de  coquetterie pour cette étudiante en pharmacie.
 
8 mars, une journée pour la femme

Sur le 8 mars dédiée à la femme, ce bout de femme douce trouve que c’est une bonne chose. Les femmes méritent tout l’or du monde, elles sont la mère du monde. Source de vie. «  C’est la femme qui donne la vie. On doit  la célébrer partout et tout le temps. Ce sont elles qui gèrent la famille, se chargent de l’éducation des enfants et du foyer. Le monde repose sur nos frêles épaules. Mais, c’est Dieu qui allège la charge», professe cette chrétienne, qui observe les rigueurs du mois de Carême.
  
Seul point noir, Hélène sent «l’aiguille s’est enfoncée dans son cœur avec les drames que vivent parfois les femmes dans leur vie de couple".

Hélène éprouve une mélancolie: "c’est bien de célébrer mais il faut rendre la vie plus allégée pour nous surtout pour les femmes du monde rural». Le timbre de la voix change et la mélancolie rend triste ce visage radieux.

Mais, en ordre de bataille prête à affronter les vicissitudes de la  vie de couple qu’elles ont choisi Abibatou comme Hélène saluent le 8 mars. Mais la conquête pour une place au soleil se poursuit.          


Mercredi 8 Mars 2017 - 13:43


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter