Peter Van der Auweraert, le coordinateur humanitaire par intérim de l’ONU au Soudan du Sud, s’est rendu avec le ministre des Affaires humanitaires du Soudan du Sud dans la ville de Renk, dans l'Etat du Nil supérieur, mardi 2 mai.
C’est là que les exilés, en grande majorité sud-soudanais, attendent de pouvoir continuer leur périple à l’intérieur du pays.
Le responsable onusien a été touché par la détresse et l’épuisement des personnes qui ont fait le trajet depuis Khartoum. « Évidemment, les gens sont très vulnérables quand ils arrivent à la frontière. C’est un peu le chaos, dans le sens où la plupart des gens qui arrivent sont des Sud-Soudanais. Ils ont des destinations (en tête) : ils veulent aller à Wau, à Malakal, à Juba où ils ont de la famille. La question qui se pose, c’est comment y aller ? Même pour les gens qui ont de l’argent, le problème est qu’il n’y a pas suffisamment d’avions ; il n’y a pas encore de bateaux ; et en voiture au Soudan du Sud, ce n’est pas vraiment possible. Ce qu’on veut éviter absolument, c’est que des camps se créent dans les zones frontalières. »
Ce qui inquiète surtout Peter Van der Auweraert, c’est la forte augmentation des prix dans les zones du Nord du pays, ultra-dépendantes des importations de produits soudanais. « On a 9 millions de personnes sur 12 millions qui ont besoin d’assistance humanitaire. Dans un contexte pareil, une augmentation rapide des prix des produits de base risque de créer des problèmes énormes. Ça veut dire que les besoins humanitaires vont encore augmenter au moment où on doit aussi donner de l’aide humanitaire à de nouveaux arrivants. »
Une pression sur les capacités de réponse des agences humanitaires qui va continuer de s'accroître, car les s'attendent à ce que près de 180 000 de Sud-Soudanais quittent le Soudan dans les prochaines semaines.
C’est là que les exilés, en grande majorité sud-soudanais, attendent de pouvoir continuer leur périple à l’intérieur du pays.
Le responsable onusien a été touché par la détresse et l’épuisement des personnes qui ont fait le trajet depuis Khartoum. « Évidemment, les gens sont très vulnérables quand ils arrivent à la frontière. C’est un peu le chaos, dans le sens où la plupart des gens qui arrivent sont des Sud-Soudanais. Ils ont des destinations (en tête) : ils veulent aller à Wau, à Malakal, à Juba où ils ont de la famille. La question qui se pose, c’est comment y aller ? Même pour les gens qui ont de l’argent, le problème est qu’il n’y a pas suffisamment d’avions ; il n’y a pas encore de bateaux ; et en voiture au Soudan du Sud, ce n’est pas vraiment possible. Ce qu’on veut éviter absolument, c’est que des camps se créent dans les zones frontalières. »
Ce qui inquiète surtout Peter Van der Auweraert, c’est la forte augmentation des prix dans les zones du Nord du pays, ultra-dépendantes des importations de produits soudanais. « On a 9 millions de personnes sur 12 millions qui ont besoin d’assistance humanitaire. Dans un contexte pareil, une augmentation rapide des prix des produits de base risque de créer des problèmes énormes. Ça veut dire que les besoins humanitaires vont encore augmenter au moment où on doit aussi donner de l’aide humanitaire à de nouveaux arrivants. »
Une pression sur les capacités de réponse des agences humanitaires qui va continuer de s'accroître, car les s'attendent à ce que près de 180 000 de Sud-Soudanais quittent le Soudan dans les prochaines semaines.
Autres articles
-
Burkina Faso: les révélations de RSF sur le sort réservé au journaliste Atiana Serge Oulon
-
IA au Kenya: derrière les entreprises de sous-traitance, l'essor d'une nouvelle classe ouvrière
-
Rwanda: Aimable Karasira, youtubeur critique des autorités, meurt le jour de sa sortie de prison
-
Est de la RDC: une situation humanitaire «très préoccupante» dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, décrit le CICR
-
Afrique du Sud : la justice rouvre la porte à une éventuelle procédure de destitution du président Ramaphosa




Burkina Faso: les révélations de RSF sur le sort réservé au journaliste Atiana Serge Oulon


