Le Programme alimentaire mondial (PAM) tire la sonnette d'alarme. L’escalade des tensions au Moyen-Orient menace de plonger le monde dans une crise alimentaire sans précédent. Selon un document du PAM, «si le conflit persiste et que le baril de pétrole se maintient au-dessus de 100 dollars, 45 millions de personnes supplémentaires pourraient sombrer dans l'insécurité alimentaire aiguë cette année ».
Bien que le foyer de tensions actuel soit un centre énergétique et non une zone de production céréalière, contrairement à l'Ukraine en 2022, l'impact sur les assiettes est direct. «La déstabilisation des routes maritimes, notamment dans le détroit d'Ormuz et en mer Rouge, provoque une hausse immédiate des coûts du carburant et des engrais (...) Si ce conflit se poursuit, il aura des répercussions mondiales et les familles qui n'ont déjà pas les moyens de se nourrir seront les plus durement touchées», prévient Carl Skau, directeur exécutif adjoint du PAM.
Le rapport souligne aussi une vulnérabilité accrue pour les pays dépendant des importations. En Asie, une hausse de 24 % de l'insécurité alimentaire est redoutée. Sur le continent, les projections prévoient une augmentation de 21 % en Afrique de l'Ouest et 17 % en Afrique de l'Est. «Des pays comme le Soudan, qui importe 80 % de son blé, ou la Somalie, déjà frappée par la sécheresse et où les prix ont bondi de 20 %, sont au bord du gouffre», note le PAM.
Cette crise intervient alors que le PAM fait face à des pénuries de financement critiques, l'obligeant à réduire ses programmes d'aide. Sans un soutien massif, l'organisation craint une « catastrophe pour des millions de personnes déjà en situation de grande précarité. » À ce jour, 318 millions de personnes souffrent déjà de la faim dans le monde, un chiffre qui pourrait tragiquement dépasser les records de 2022, selon Le Programme alimentaire mondial (PAM).
Bien que le foyer de tensions actuel soit un centre énergétique et non une zone de production céréalière, contrairement à l'Ukraine en 2022, l'impact sur les assiettes est direct. «La déstabilisation des routes maritimes, notamment dans le détroit d'Ormuz et en mer Rouge, provoque une hausse immédiate des coûts du carburant et des engrais (...) Si ce conflit se poursuit, il aura des répercussions mondiales et les familles qui n'ont déjà pas les moyens de se nourrir seront les plus durement touchées», prévient Carl Skau, directeur exécutif adjoint du PAM.
Le rapport souligne aussi une vulnérabilité accrue pour les pays dépendant des importations. En Asie, une hausse de 24 % de l'insécurité alimentaire est redoutée. Sur le continent, les projections prévoient une augmentation de 21 % en Afrique de l'Ouest et 17 % en Afrique de l'Est. «Des pays comme le Soudan, qui importe 80 % de son blé, ou la Somalie, déjà frappée par la sécheresse et où les prix ont bondi de 20 %, sont au bord du gouffre», note le PAM.
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