Trois ans après le drame de Marikana, deux plaintes viennent d'être lancées contre le gouvernement sud-africain. Les familles de 37 mineurs morts en 2012 ont porté plainte au civil contre le ministre de la Police. Elles demandent une compensation financière pour le traumatisme qu'elles ont subi, et pour la perte d'un soutien financier souvent essentiel à la vie de leur foyer.
Le ministre de la Police a estimé que cette plainte était légitime et nécessaire pour clore le deuil des familles. Une autre procédure a été lancée dans la foulée par plus de 300 mineurs, arrêtés ou blessés par la police au cours de la grève de 2012. Ils attaquent en justice la présidence, le ministre de la Police et le parquet sud-africain. Les plaignants demandent des compensations s'élevant au total à plus de 140 millions d'euros.
Ces plaintes sont soutenues par le syndicat Amcu, à l'origine de la grève illégale de 2012. Le président du syndicat radical a par ailleurs vivement critiqué le rapport de la commission chargée d'enquêter sur la tuerie de Marikana. Il accuse ce rapport « de vouloir effacer le sang des mineurs » et envisage même de lancer une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur le drame.
Au Parlement aussi, le gouvernement est toujours vivement mis en cause dans sa gestion du drame de 2012. Cette semaine, le leader de gauche radical Julius Malema a de nouveau accusé Cyril Ramaphosa et le gouvernement sud-africain d'être responsables du massacre de Marikana. Il a demandé à ce qu'ils rendent des comptes devant la justice.
Le ministre de la Police a estimé que cette plainte était légitime et nécessaire pour clore le deuil des familles. Une autre procédure a été lancée dans la foulée par plus de 300 mineurs, arrêtés ou blessés par la police au cours de la grève de 2012. Ils attaquent en justice la présidence, le ministre de la Police et le parquet sud-africain. Les plaignants demandent des compensations s'élevant au total à plus de 140 millions d'euros.
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