En Afrique du Sud, la violence des gangs dans la banlieue du Cap ne faiblit pas. Face à cette situation incontrôlable, un sujet revient sur la table : comme en 2019, faut-il envoyer l’armée ? Une solution que le président Cyril Ramaphosa n’exclut pas. Mais sur le terrain, les réactions sont mitigées.
Déployer l’armée est nécessaire, explique Jay Jay Idel, directeur de l’organisation citoyenne Fight Against Crime – qui recense les fusillades quotidiennement : « Tout ce que l’on demande, c’est que le sang arrête de couler. Parce que ces gars sont lourdement armés. Ils ont même des grenades. Leur armement est de niveau militaire, et on pense que la police peut faire le poids ? »
Côté gouvernement, ce déploiement serait bien à l’étude. Mais uniquement pour appuyer la police, précise Cyril Ramaphosa : « Les militaires ne sont pas des policiers. Quand ils voient quelqu'un faire quelque chose de mal, ils le considèrent comme un ennemi et tirent pour tuer, explique le président sud-africain. Nous devons donc trouver un équilibre dans le déploiement de ces forces, avec plutôt des interventions pour soutenir la police. »
Seulement, cette solution drastique soulève quelques inquiétudes. Le pasteur Craven s’active sur le terrain depuis près de 20 ans, appuyé par d’anciens gangsters, et prône plutôt les efforts de médiation : « C’est de la poudre aux yeux. Comme à chaque fois, une élection arrive – les élections locales, donc le gouvernement s’active à gérer le problème des gangs. Puis une ou deux semaines plus tard, plus rien. Sans oublier que l’armée perturbe les quartiers, brise des portes, suscite l'hostilité. Et finalement trouble nos communautés. »
Malgré des avis mitigés, tous les acteurs de terrain s’accordent sur un point : déployer l’armée n’est qu’une solution d’urgence qui ne résoudra pas les problèmes profonds comme le manque de développement économique et le chômage de masse qui frappent ces habitants des Cape Flats, isolés dans des quartiers pensés par le régime de l’apartheid.
Déployer l’armée est nécessaire, explique Jay Jay Idel, directeur de l’organisation citoyenne Fight Against Crime – qui recense les fusillades quotidiennement : « Tout ce que l’on demande, c’est que le sang arrête de couler. Parce que ces gars sont lourdement armés. Ils ont même des grenades. Leur armement est de niveau militaire, et on pense que la police peut faire le poids ? »
Côté gouvernement, ce déploiement serait bien à l’étude. Mais uniquement pour appuyer la police, précise Cyril Ramaphosa : « Les militaires ne sont pas des policiers. Quand ils voient quelqu'un faire quelque chose de mal, ils le considèrent comme un ennemi et tirent pour tuer, explique le président sud-africain. Nous devons donc trouver un équilibre dans le déploiement de ces forces, avec plutôt des interventions pour soutenir la police. »
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