Jund al-Khalifa fil al-Jazail, les soldats du Califat en Algérie, est le plus récent des groupes jihadistes. La première fois qu'il a fait parler de lui, c'était en juillet dernier dans message audio de son chef, l'Algérien Khaled Abou Souleimane. Ce commandant de la maison mère d'Aqmi pour la région centre, en Kabylie, annonçait alors annoncer sa défection d’al-Qaïda au Maghreb islamique.
Dans ce message Khaled Abou Souleimane annonçait aussi son allégeance avec d'autres combattants dissidents d'Aqmi à Abu Bakr al-Baghdadi, l'émir suprême de l'Etat islamique en Irak et en Syrie, en lui promettant selon ses mots « nous sommes vos soldats en Algérie ».
Une première réponse à l’appel d’EI
En juillet, il était encore difficile d'évaluer la force de frappe du groupe, mais en kidnappant dimanche soir un otage français en Kabylie, Jund al-Khalifa réalise son premier coup médiatique et prouve sa capacité opérationnelle. Ces jihadistes algériens mettent en application immédiate les consignes de l'Etat islamique qui appelle à s'en prendre aux Français partout en représailles aux bombardements en Irak.
Jund al-Khalifa est aussi la preuve des profondes divisions au sein d'Aqmi. Le chef de la branche d’al-Qaïda, Abdelmalek Droukdel n'a pas prêté allégeance au calife Baghdadi et la direction d’al-Qaïda centrale est toujours en guerre ouverte avec l'Etat islamique.
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