Transes, vaudou, prière au wifi, l’au-delà... il y a d’innombrables possibilités de « faire et défaire l’invisible ». Le sous-titre de l’exposition Croyances nous renvoie à un certain esprit expérimental et ouvert aux glissements de cette approche inédite et inspirante. Transformés en œuvre d’art ou transmis par des gestes artistiques, les rites traditionnels s’exposent ici côte à côte avec l’histoire de l’impérialisme culturel, la mémoire de l’esclavage ou les nouvelles pratiques spirituelles à l’ère digitale.
Travaillant en relation avec le continent africain, seize photographes et vidéastes interrogent les univers de la croyance où la fiction accouche le réel et le passé fait naître le futur. Ici, les connexions et pensées restent souvent mystérieuses. Entretien avec Jeanne Mercier, commissaire de l’exposition et cofondatrice de la plateforme Afrique in Visu, un laboratoire de la création. Les propos ont été enregistrés quatre jours avant le confinement en France, mais ils restent d’actualité et sortent même renforcés par l'épreuve.
RFI : À l’ère numérique, peut-on parler d’une apparition de nouvelles croyances dans l’art ?
Jeanne Mercier : Pour nous, oui. C’est un peu le pari de cette exposition. Les artistes des nouvelles générations, nés dans les années 1990 et 2000, se sont emparés de l’Internet et des réseaux sociaux et de tous les outils numériques pour les investir de différentes spiritualités.
Les nouvelles croyances de quelle façon agissent-elles sur les pratiques artistiques ?
Elles influencent et révolutionnent les pratiques artistiques, parce qu’elles déconstruisent tous nos schémas prédominants. Elles déconstruisent les stéréotypes que l’on peut avoir par rapport aux croyances pour en créer des nouvelles. Ces nouveaux récits, qui se construisent, ne sont plus linéaires. Ils sont sans hiérarchisations. Finalement, tout est au même niveau. Internet va être au même niveau qu’une religion ou une pratique religieuse, un cauris géant [coquillage utilisé historiquement comme monnaie, ndlr], pour sa valeur symbolique, va être au même niveau qu’un fétiche. C’est comme une sorte de hiéroglyphe et de différents alphabets et de symboles qu’on va mettre ensemble pour arriver à une nouvelle manière de raconter des histoires.
Travaillant en relation avec le continent africain, seize photographes et vidéastes interrogent les univers de la croyance où la fiction accouche le réel et le passé fait naître le futur. Ici, les connexions et pensées restent souvent mystérieuses. Entretien avec Jeanne Mercier, commissaire de l’exposition et cofondatrice de la plateforme Afrique in Visu, un laboratoire de la création. Les propos ont été enregistrés quatre jours avant le confinement en France, mais ils restent d’actualité et sortent même renforcés par l'épreuve.
RFI : À l’ère numérique, peut-on parler d’une apparition de nouvelles croyances dans l’art ?
Jeanne Mercier : Pour nous, oui. C’est un peu le pari de cette exposition. Les artistes des nouvelles générations, nés dans les années 1990 et 2000, se sont emparés de l’Internet et des réseaux sociaux et de tous les outils numériques pour les investir de différentes spiritualités.
Les nouvelles croyances de quelle façon agissent-elles sur les pratiques artistiques ?
Elles influencent et révolutionnent les pratiques artistiques, parce qu’elles déconstruisent tous nos schémas prédominants. Elles déconstruisent les stéréotypes que l’on peut avoir par rapport aux croyances pour en créer des nouvelles. Ces nouveaux récits, qui se construisent, ne sont plus linéaires. Ils sont sans hiérarchisations. Finalement, tout est au même niveau. Internet va être au même niveau qu’une religion ou une pratique religieuse, un cauris géant [coquillage utilisé historiquement comme monnaie, ndlr], pour sa valeur symbolique, va être au même niveau qu’un fétiche. C’est comme une sorte de hiéroglyphe et de différents alphabets et de symboles qu’on va mettre ensemble pour arriver à une nouvelle manière de raconter des histoires.
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